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SYLVIA MONFORT, RESISTANTE, ACTRICE et ROMANCIERE


          Simone Marguerite Favre – Bertin, dite 

Sylvia Monfort son alias de résistance

la benjamine des Panthéonistas, naît en 1923, Sarah Bernhardt est morte deux mois et demi plus tôt. Auteure comme son auguste devancière, amoureuse de théâtre avant tout, bien que le cinéma lui apporte la célébrité, Silvia œuvre à offrir la culture à tous.

 

Fille du sculpteur Charles Favre – Bertin, élève précoce, bachelière à quatorze ans et demi, en 1939, la jeune fille rencontre à seize ans,

son futur mari,

 

Maurice Clavel

dirigeant du réseau de résistance d’Eure et Loir,

sous le pseudonyme de Sinclair.

 

Agent de liaison dans la Résistance, Silvia Monfort, au lendemain de la Libération, reçoit la Croix de Guerre des mains du Général de Gaulle.

 

Armée, elle participe à la libération de Nogent-le-Rotrou et de Chartres en 1944, à peine majeure quand elle accueille le général De Gaulle sur le parvis de la cathédrale, qui lui remet lui même la Croix de guerre

 

 

 

comme le général Patton lui offre la Bronze Star Metal.

L’année suivante, remarquée dans La casa de Bernarda Alba de F. Garcia Lorca, elle intègre la distribution de L’Aigle à deux têtes de Jean Cocteau, pièce qui entame une tournée internationale assurant sa renommée.

 

En 1946, Jean Vilar en fait sa Chimène, vingt-quatre ans, pour le premier festival d’Avignon.

 

Deux ans plus tard, elle interprète l’adaptation cinématographique de L’Aigle à deux têtes, et en 1955, à trente-deux ans, son allure juvénile lui permet d’être Eponine dans les Misérables.

 

Sur les planches, comme Rachel et Sarah Bernhardt, avant elle, son plus grand rôle est Phèdre, qu’elle joue pour la première fois à trente-sept ans, en 1960, et pour la dernière à soixante-deux ans.

 

 

 

Résistante et actrice

 

Silvia est aussi romancière, metteur en scène et directrice de théâtre

comme Sarah Bernhardt.

Son théâtre itinérant, Les tréteaux de France, a pour vocation d’ouvrir le théâtre à tous.

 

A force de combat, Sylvia obtient que le Monfort soit installé dans le carré Thorigny, dans un quartier insalubre, celui qui l’a vu naître, le Marais.

 

Elle est lancée dans une adaptation de Sophocle et joue Electre quand Charlotte Delbo publie enfin, en 1965, Aucun de nous ne reviendra.

Silvia décède à soixante-huit ans d’un cancer du poumon, en 1991, peu avant l’ouverture de son nouveau théâtre, celui qui porte son nom Le Monfort-Théâtre.



Sylvia Monfort 1923  - 1991 

 

Monfort Sylvia, Il ne m’arrivera rien 1946            
Monfort Silvia, La raia 1959
Monfort Silvia, Les Anes rouges, Julliard, 1966                       
Martinot-Lagarde T, Silvia Monfort, une vie de combat pour le théâtre, Cahiers d’une exposition, BnF, 2003
Piazza F., Silvia Monfort : Vivre debout, D. Carpentier, 2011
Les enfants terribles, Jean Cocteau, 1947
Médée, 1953, Ina
Le mariage de Figaro, présentation et pièce, in le Théâtre et l'Université, 1957
La complainte de Fantomas de Robert Desnos, 1960, Ina
Silvia Monfort et Alexis Gruss 1976, Ina 
Radioscopie Silvia Monfort/Jacques Chancel 1978, Ina
Tribunal des flagrants délires, 1981, Ina

 

 

http://pantheonistas.blogspot.fr/ 

 

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