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RETOUR des PRISONNIERS et des DEPORTES

 prisonniers français à la liberation      

  

  RETOUR des PRISONNIERS et des DEPORTES, en avril 1945  
 

  

TOUS n'étaient pas JUIFS, beaucoup étaient des catholiques, protestants, athées, d'origines diverses, des Outre Mer, Algériens, tunisiens, marocains, sénégalais mais oui.... ils étaient français.....des communistes, GAULLISTES, enfin des HOMMES et FEMMES  LIBRES.  !  

  

  

  familles de prisonniers français à la liberation 

  

  

Vue avec les yeux exigeants des rapatriés, la France de 1945 a bien changé.

  

Les uns ont quitté leur patrie depuis un peu plus d’un an, les autres depuis cinq longues années. Leur ignorance des conditions d’existence dans le pays libéré est à la mesure de la durée de leur absence.  


Un ancien prisonnier chaumontais résume bien l’ensemble des déceptions des rapatriés de 1945 : Je suis très déçu, voire écœuré de constater la mentalité actuelle des gens.

  

Chacun ne pense qu’à soi.

  

Depuis ma rentrée, je ne fais que courir de tous côtés, renvoyé de bureau en bureau et toujours accueilli de façon décevante.

 
  Quant aux Français qui ont eu la chance de rester chez eux, comment accueillent-ils leurs compatriotes qui reviennent d’Allemagne ?   
  
  
Dans un premier temps, pour autant qu’ils ne soient pas trop nombreux et soient, de préférence, vêtus du costume des concentrationnaires, ces derniers sont choyés.  
 

En 1985, un témoin pleurait encore en se souvenant qu’à son entrée dans une brasserie parisienne, en costume de "bagnard" l’orchestre s’était arrêté et avait entonné
La Marseillaise.  
 
 
 II est vrai aussi qu’il avait eu la chance de rentrer parmi les premIers.  
 
 Car, rapidement, les rapatriés, toutes catégories confondues, ont été banalisés, voire carrément rejetés.  
 
 
prisonnier français libere en 1945
retour de prisonniers à la liberation
 
 
 
 
retour des deportes en France fin 1944
  
  
  
  
Dès le 29 avril, l’hôtel Lutetia accueille ses premiers déportés dans le grand hall, les responsables du centre, des équipes d’officiers de renseignements, des délégués des mouvements de résistance et d’une organisation juive.
 

Des scènes bouleversantes de retrouvailles se déroulent dans le hall et sur le trottoir où se presse une foule nombreuse de parents, d’amis, de badauds, de journalistes qui harcèlent les malheureux de questions :   
  
Parlez-nous des exterminations, du travail, des sévices, de la faim, de la mort…
 
 
retrouvailles des deportes et de leurs familles
  
  
  
L’horreur « à la une ».
  
  
Nous avons dû les repousser, racontera plus tard Agnès Bidault, et même rudement parfois. Sans doute faisaient-ils leur métier, mais nous ne pouvions les laisser harceler ainsi, sans pitié, les malheureux qui n’aspiraient qu’à l’oubli et au repos.
 

Il y a aussi les familles, avides de nouvelles, qui cherchent à obtenir des renseignements sur l’un des leurs.*
  
Le reconnaissez-vous ?  
  
Si vous l’avez rencontré, il est impossible que vous l’ayez oublié… ?
 

Mais comment reconnaître dans la photo de ce jeune homme de vingt ans au tendre regard l’un des revenants aux yeux de fou qui étaient leurs compagnons d’infortune ?  
  
Comment reconnaître dans cette jeune femme rondelette aux cheveux blonds l’une de leurs compagnes au corps décharné, au crâne rasé, au visage de vieille ?  
  
Un squelette peut-il ressembler à un être vivant ?
 
 
 Un spectre à un être de chair et de sang ?
 
 
 

  
Photo émouvante tirée du blog de ALSYETE
  
http://www.alsyete.com/nos-lieux-de-vie-dans-paris/personnages-durant-la-guerre
  
  
  
  
http://www.histoire-en-questions.fr/deuxieme%20guerre%20mondiale/liberation%20retourdeportes.html
  
  
  
  
  
 
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