
Photographe d’agence,
Serge de Sazo est le témoin privilégié de la Libération de Paris en 1944.
OCCUPATION-LIBERATION
Démobilisé en 1940 Serge de Sazo subit et témoigne de l'Occupation de Paris.
C'est de la fenêtre de l'appartement qu'il occupe, qu'il saisit cette impensable perspective de la rue de Rivoli aussi déserte qu’inquiétante, fixant la physionomie modifiée de Paris sous l'occupation.
Inutile de se déplacer, l’événement se déroule à proximité, juste en bas de chez lui.
C'est donc le plus souvent en voisin qu'il assiste aux événements décisifs de la libération qui se déroulent de la rue de Rivoli à l’Hôtel de Ville.
Il ne réalisera en tout que 400 clichés de ces moments historiques.
Résistance, combats, puis ivresse de la liberté retrouvée, autant d'images saisies qui commémorent dans le monde entier la volonté, la force puis la joie éclatante du peuple de Paris.
C’est de la fenêtre de son appartement qu’il saisit cette impensable perspective de la rue de Rivoli, aussi déserte qu’inquiétante.
Inutile de se déplacer, l’événement se déroule à proximité, juste en bas de chez lui.
C’est donc le plus souvent en voisin qu’il assiste aux événements décisifs de la Libération.
Serge de Sazo fixe sur la pellicule les temps forts de ces moments d’Histoire. Résistance, combats puis ivresse de la liberté retrouvée, autant d’images saisies qui révèlent au monde entier la volonté, la force et enfin l’allégresse du « peuple de Paris », avec ses débordements et ses femmes tondues…

Serge Sazonoff, dit Serge de Sazo, est né le 8 octobre 1915 à Stavropol (Russie, province du Don), d’un père colonel des Cosaques et d’une mère fille d’industriel.
En 1922, il découvre Paris après avoir parcouru avec sa famille la Turquie, la Grèce et les États Unis. Il est alors âgé de 7 ans.
En 1933, il obtient son premier emploi au magazine VU. Il y rencontre le photographe Gaston Paris qui l’initie à la prise de vue et en fera rapidement son assistant.
En 1936, il quitte VU pour l’agence de presse Universal. Il y représente les clichés de l’agence et commence à signer ses premiers reportages.
En 1937, il collabore avec Charles Rado, puis intègre l’équipe de Raymond Grosset qui fonde l’agence Rapho.
En 1938, il est sergent au 8e Zouave.

Démobilisé en 1940, il se met à son compte en réalisant quelques reportages pour des revues de cinéma.
En 1944, habitant rue de Rivoli, il se trouve aux premières loges lorsque les FFI libèrent l’Hôtel de Ville de Paris.
Armé de son Rolleiflex, il fixe la bataille la plus spectaculaire de la libération de Paris.
Puis arrivent les chars de la 2ème DB, les véhicules siglés FFI…
Le lendemain de la Libération de Paris, le cinéaste amateur se rend sur le boulevard Saint-Michel, rue Saint-Jacques… et filme les barricades, la foule en liesse, Paris qui s’éveille…
Les clichés de ces instants historiques font rapidement le tour du monde et fondent sa notoriété.
En 1945, la vie et les nuits parisiennes se réaniment. Cabaret, jazz, music-hall, cinéma…, l’activité artistique de l’immédiate après-guerre déborde d’une vitalité exceptionnelle. Reporter le jour, il couvre la nuit des actualités plus légères.
Ses reportages, ses pin-ups et ses nus académiques seront régulièrement publiés dans la célèbre revue Paris Hollywood ainsi que dans les nombreuses publications « légères » qui fleurissent alors.

En 1950, c’est au cours d’un reportage sur le naturisme à l’Île du Levant qu’il rencontre J.A. Foex qui l’initie à la découverte des fonds marins. Saisi par la grâce des mouvements des corps en apesanteur et convaincu par le potentiel de cette nouvelle approche photographique, il bricole lui-même un boîtier étanche pour son Rolleiflex.
C’est avec ce boîtier « fait maison » qu’il effectue avec son épouse comme modèle, ses premiers clichés subaquatiques. Quelques corrections techniques faites, il réalise peu après sa première série de photos avec une troupe de danseuses dont il dirige la chorégraphie sous-marine. Un nouveau genre photographique est né.

« Les Sirènes de l’Île du Levant » lui consacrent un succès rapide. Il sera ensuite initié par son mentor aux techniques de plongée plus classiques. Il découvre la faune et la flore d’un monde sauvage conservé intact qui l’enthousiasme et le passionne.

Aout 1944

En 1954, il crée avec J.A. Foex et Roger Brard, L’aventure sous-marine, premier magazine français dédié à la découverte du monde sous marin.
Dès lors, totalement captivé par cette discipline, il mène en parallèle son activité de photographe de presse avec cette nouvelle passion pendant presque trois décennies.
Retraité depuis le milieu des années 80 et retiré dans les Alpes françaises, Serge de Sazo s’éteint le 24 janvier 2012.
Toutes les photos qui suivent sont extraites du site officiel consacré à Serge de Sazo : lien
Défilé des troupes allemandes d’occupation sur les Champs Elysées, Paris, juin 1944.
Mines devant la Banque de France, Paris, 20 août 1944. Photo © Serge de Sazo
Barricade dressée à proximité de l’Hôtel de Ville de Paris, 20 août 1944. Photo © Serge de Sazo

Barricade de la rue de la Verrerie, Paris 20 août 1944. Photo © Serge de Sazo
Combattants FFI ripostant à une attaque Allemande, Paris, 22 août 1944. Photo © Serge de Sazo
Militaires allemands capturés par les FFI, Paris, 20 août 1944. Photo © Serge de Sazo
Défilé de la Victoire, Paris, 26 août 1944. Photo © Serge de Sazo
Femmes tondues, Paris, août 1944. Photo © Serge de Sazo
Défilé de la Victoire, Paris, 26 août 1944. Photo © Serge de Sazo
Le Général de Gaulle sous l’Arc de triomphe de l’Étoile, Paris, 26 août 1944.


Serge Sazonoff, dit Serge de Sazo, est né en Russie le 8 octobre 1915 à Stavropol (province du Don), d'un père colonel de Cosaques (l'origine de son surnom...) et d'une mère fille d'industriel.
Il découvre Paris en 1922 après avoir parcouru avec sa famille la Turquie,la Grèce et les États Unis, il a alors 7 ans.
Premier emploi en 1933 au magazine VU, il y rencontre le photographe Gaston Paris qui l'initie à la prise de vue et en fera rapidement son assistant.

- 1936, il quitte VU pour l'agence de presse Universal,il y représente les clichés de l'agence et commence à signer ses premiers reportages.
- 1937, il collabore avec Charles Rado, puis intégre l'équipe de Raymond Grosset (fondateur de l'agence Rapho en 1946).
-1938 sergent au 8eme Zouave,il est démobilisé en 40 et se met à son compte en réalisant quelques reportages pour les revues de cinéma.
-1944 aux premières loges (il habite Rue de Rivoli)lorsque les patriotes libèrent l’Hôtel de Ville, armé de son Graflex il fixe la bataille la plus spectaculaire de la libération de Paris.Les clichés de ces instants historiques font rapidement le tour du monde et fondent sa notoriété.

- 1945 la vie et les nuits parisiennes se réaniment. Cabaret, jazz, music-hall, cinéma…,
l'activité artistique de l'immédiat après-guerre déborde d'une vitalité exceptionnelle. Reporter le jour, il couvre la nuit des actualités plus légères. Ses reportages, ses pin-ups et ses nus académiques seront régulièrement publiés dans la célèbre revue

"Paris Hollywood" ainsi que dans les nombreuses publications
"légères" qui fleurissent dès l'après-guerre –
-1950 C’est au cours d'un reportage sur le naturisme sur l'Île du Levant qu'il rencontre J.A. Foex qui l'initie à la découverte des fonds marins.

Saisi par la grâce des mouvements des corps en apesanteur et convaincu par le potentiel de cette nouvelle approche photographique, il bricole lui-même un boîtier étanche pour son Rolleiflex.
C'est avec ce boîtier "fait maison" qu'il effectue avec son épouse comme modèle, ses premiers clichés subaquatiques .

Quelques corrections techniques faites il réalise peu après sa première série avec une troupe de danseuses dont il dirigea la chorégraphie sous-marine.

"Les Sirènes de l'Île du Levant" lui consacrent un succès rapide, un nouveau genre photographique est né..

Il sera ensuite initié par son mentor aux techniques de plongée plus classiques, il découvre la faune et la flore d’un monde sauvage conservé intact qui l'enthousiasme et le passionne.

-1954 Création avec J.A. Foex et Roger Brard de "L’aventure sous-marine" premier magazine français dédié à la découverte du monde sous marin. Dés lors totalement absorbé par cette discipline, il mène en parallèle son activité de photographe de presse avec cette nouvelle passion pendant trois décennies.
Retraité depuis le milieu des années 80 et retiré dans les Alpes françaises.Serge de Sazo à fini ses jours paisiblement le 24 janvier 2012 .
Source : Article de wikipédia :
fr.wikipedia.org/wiki/Serge_De_Sazo
http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/varia/regard-du-photographe-
serge-de-sazo-sur-la-liberation-de-paris-12183

http://www.sergedesazo.com/site/galerie.php?alb=28&PHPSESSID=hk8mpfafc6jo1va4nj67fqsvg3