•  

     

    RESISTANCE dans l'ORNE

     

    La Résistance dans l’Orne s'organise dès octobre 1940. 

    Les réseaux sont très nombreux (au moins 30).

     

    Le RESEAU HECTOR  constitué autour du docteur Planchais et

     

    d’Octave Colombet est démantelé en 1942, suite à la trahison de l’agent britannique Davies. 

     

    De gauche à droite : Michel Simon, Jacques Henriet, Octave Colombet (qui n'a pas été déporté pas plus que sa femme.

    Tous deux vaillants résistants). Août 1945 | 

     

     Monique BÉGUIN.

    L'histoire

    Michel Simon a été déporté par les Allemands au camp de Mauthausen en 1943 pour faits de résistance. Libéré en 1945, il a effectué toute sa carrière comme journaliste à l'hebdomadaire Le Perche. Son fils Daniel témoigne...

    « Tellement affaibli »

    « Il n'avait pas 20 ans lorsqu'il s'est engagé dans le réseau de résistance Hector », évoque le fils du déporté qui n'a pas hésité à prendre la tête sur le plan national de l'amicale de Mauthausen, camp de concentration situé en haute Autriche.

    À 20 ans, au début de la guerre, Michel Simon est devenu un agent de renseignements pour les Anglais. Arrêté en 1943 à Vincennes, alors qu'il se sentait repéré par les Allemands, il a subi tout d'abord des « interrogatoires musclés » à Fresnes puis, de Compiègne, a été transféré à Mauthausen. Il en est revenu le 6 mai 1945, « tellement affaibli, raconte Jeanine Vallée, témoin de la scène, qu'il pouvait à peine marcher ». Il a pourtant assisté à l'office religieux célébré à l'église de Mortagne à la mémoire des frères Vallée qui, eux, n'étaient pas rentrés vivants du camp. Daniel Simon s'avère très discret à l'évocation de son père. Ce dernier a pourtant raconté devant lui certains détails quotidiens de son séjour : « creuser, entre autres, à la pelle des tunnels pour mettre à l'abri des bombardements les armes de guerre allemandes ».

    L'essentiel des préoccupations du fils du déporté ne se complaît pas dans les souvenirs personnels, mais concerne plutôt l'avenir. « Les marques du souvenir des huit Mortagnais morts dans les camps ne manquent pas. En témoignent les noms des rues des Déportés et des Quinze-Fusillés, la plaque devant un sapin apporté de Mauthausen, celle du Dr Planchais à l'hôpital etc. Mais on a parfois l'impression que les Mortagnais ne se sentent pas vraiment concernés, même si 50 personnes sont présentes à la journée annuelle de la déportation. »

    Des regrets

    Et de regretter, entre autres, l'absence d'implication des élèves des établissements scolaires et des jeunes en général. Bien sûr, le concours annuel de la résistance et de la déportation existe depuis 1961, mais le fils du déporté interpelle : « que fait-on à Mortagne de la mémoire des camps ? Qui s'en occupe ? Il y a pourtant des enjeux pédagogiques et les lycéens sont faciles à impliquer ».

    Daniel Simon regrette, entre autres, l'absence de Mortagnais lors de visites organisées dans les camps de la mort. « 70 ans après, on fait quoi ? Il faut utiliser toute l'énergie de ce souvenir pour lutter contre le racisme et mettre en valeur le patrimoine lié à la déportation. On a besoin d'un passé : les sites des camps en conservent tout le sens et sont un repère majeur de civilisation ».

    Le fils de Michel Simon ne se sent pas impliqué dans la « mémoire douloureuse » des familles de résistants déportés. Il regrette plutôt le constant retour vers la Shoah (volonté d'extermination du peuple juif par les nazis) et constate que les enfants de déportés résistants non juifs se sentent un peu floués. « Il y a pour nous une certaine perte d'identité du côté du souvenir ». Et d'interroger : « aujourd'hui on fait quoi de ces faits ? », tout en rappelant la phrase de son père :« plutôt que vivre Mauthausen, j'aurais préféré être fusillé ».

     

    À partir d’avril 1942, les premiers groupes FTP se créent à Flers autour de Paul Saniez puis à Argentan, sous l’impulsion  de Jean Soubabère et Albert Giroux. 

     

    Le MAQUIS  des frères Gagnaire à Vrigny, sera démantelé en mars 1944.

     

    Fin 1942, la Résistance prend une nouvelle ampleur dans le département. 

     

    Le MOUVEMENT LIBERATION- NORD s’établit en janvier 1943 dans la région de Flers, sous l’impulsion d’Henri Laforest. 

     

    L’OCM, le principal mouvement, s’implante en juillet 1942 grâce à Robert Aubin et son adjoint Joseph ONFRAY

     

    Joseph ONFRAY 

    Joseph Onfray est né le 9 octobre 1907 à Paris. Ingénieur agronome, il occupe à Caen, de 1931 à 1941, les fonctions d'ingénieur du génie rural.

    Nommé en avril 1941 à Alençon, il devient le chef du service en 1943.

    Engagé en 1942 dans le réseau Centurie et dans l'Organisation civile et militaire qui regroupe la majorité des membres de la Résistanceornaise, il est arrêté le 3 novembre 1943 à Evreux (Eure) par la Gestapo. Incarcéré à Alençon à la caserne Bonet et au château, il est déporté en mai 1944 à Buchenwald Allemagne). Libéré le 28 avril 1945, il reçoit de nombreuses décorations et écrit ses souvenirs de déportation dans un ouvrage intitulé L'âme résiste couronné par l'Académie française.

    Après la guerre, il reprend ses activités professionnelles et, en 1964, il est ingénieur général pour les régions Nord, Picardie, Haute et Basse-Normandie. Il contribue alors à l'électrification et à la dotation d'un réseau public d'adduction d'eau d'environ cent quarante communes.

    Depuis le 24 octobre 1994, une rue d'Alençon porte le nom de Joseph Onfray décédé en cette même ville le 23 mai 1974.

    Extrait du Dictionnaire des rues et monuments d'Alençon (Alain Champion, Éditions Cénomane, 2003) et de La Seconde Guerre mondiale à Alençon  (Alain Champion, Éditions Alan Sutton, 2007).

     

    Le MOUVEMENT VENGEANCE  se développe autour de la famille Sénaque à Trun.

     

    La Résistance ornaise est active tant dans le renseignement, que le parachutages d’armes, les évasions d’aviateurs, les sabotages, la presse clandestine 

     

    (Résistance et son supplément régional  La Flamme),

    la fabrication de faux papiers et la lutte armée. 

     

    Noël 1943, les FTP détruisent des locomotives au dépôt d’Argentan.

     

    La répression allemande s’accroît à partir d’octobre 1943, avec l’installation de la Gestapo.

     

    Plus de 150 résistants seront arrêtés avant le 6 juin.

     

    Le 20 juin 1944, tous les mouvements s’unifient sous l’autorité d’André Mazeline

    nommé chef des FFI. 

     

    Les maquis sont nombreux :

    Lonlay l’Abbaye, 

    Lignières-la-Doucelle, Francheville-Boucé, Courcerault ou 

    encore Saint-Cyr-la-Rosière. 

     

    L’Orne occupe une position stratégique, point de passage obligé pour l’acheminement des renforts allemands vers le front, puis, à partir du mois d’août, pour la retraite. 

     

    La résistance s'active : attaques de véhicules et de dépôt, coupures de lignes téléphoniques, arrachage de fléchages... 

     

    L’été 1944 est marqué par une répression accrue et les opérations brutales se multiplient : 

    Lignières-la-Doucelle, Les Riaux, L’Hôme-Chamondot…

     

    La Libération

    Fin août, l’Orne est libéré. 

     

    De nombreux résistants et volontaires s’engagent alors dans les armées britannique ou américaine, dans la 2e DB de Leclerc ou rejoignent le 2e Bataillon de Marche de Normandie sous le commandement d' ANDRE MAZELINE

     

    sources

    http://www.ajpn.org/departement-Orne-61.html

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •   

      

      

    Les actions de la Résistance en Normandie

     

    Les résistants en Normandie n’étaient pas très nombreux du fait que la région était très occupée par des garnisons c ôtières nombreuses et des troupes blindées mobiles donc gênantes. Il y avait environ 500 résistants prêts à agir début juin. Le 1er juin 1944, les résistants reçurent un message d’alerte : « l’heure des combats viendra » qui signifiait qu’il y aurait un débarquement dans les quinze jours ; puis il eut un autre message le lendemain :

      

      

    « Les sanglots longs de l’automne’ » indiquait un débarquement imminent.

      

      

    Le 5 juin, les résistants reçurent un appel complémentaire au premier :

      

    «  blessent mon coeur d’une langueur monotone. »

      

    ( 2e vers d’une célèbre poésie de Verlaine) confirmant un débarquement le 6.

    Puis vinrent les messages aux normands :

     

      

    La résistance française aura joué un grand rôle dans l'opération Overlord. Et plus la victoire semble proche, plus les français s'engagent dans la résistance...

      

    « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux » donne l’ordre de saboter toutes les lignes téléphoniques ;

      

    c’est le plan violet.

      

    « Les dés sont sur le tapis » donne l’ordre de saboter les voies ferrées :

      

    c’est le plan vert.

      

    Le 7 juin : « Il fait chaud à Suez » demande de déclencher une guérilla dans laquelle les Allemands exécutèrent 110 prisonniers de la résistance française. Les opérations furent exécutées avec efficacité ce qui gêna considérablement les mouvements des allemands.

      

      

    Au cours de la bataille de Normandie, les résistants servirent de guides aux alliés et facilitèrent leurs opérations.

     

      

    L'organisation de la Résistance

    Les Alliés pouvaient connaître la configuration du terrain grâce à l’aide de civil français qui s’étaient regroupés spontanément pour résister à l’occupant. Ce mouvement de résistance est né après l’appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 à la BBC.

      

    C’était une réunification de deux mouvements de rébellion :

    les FFI (Forces françaises Libres) plut ôt issus du front populaire et les FTP (Francs Tireurs Partisans) communistes.

     



    Mais pour unifier ces deux mouvements, il fallut que Jean Moulin, parachuté en France sur les ordres du général de Gaulle, fasse valoir ses qualités de diplomate.

      

    Il créa le CNR, Comité National de la Résistance qui coordonna les actions des résistants en France. Moulin était préfet à Chartres.

      

    Un cloisonnement existait entre tous les petits groupes de résistants pour éviter un démantèlement du réseau ; ils ne devaient connaître que les membres de leur groupe.

     

      

    Les résistants agissaient par petits groupes :

     

    ils sabotaient les lignes téléphoniques, faisaient sauter les voies de chemin de fer ou les ponts, transmettaient des documents secrets à Londres, renseignant ainsi les alliés sur l’état des troupes allemandes et leurs positions, mais ils recueillaient aussi les aviateurs malchanceux pour les renvoyer en Angleterre et parfois cachaient les juifs.

      

    « L’armée de l’ombre » (comme certains historiens l’ont appelé après la guerre) recevait ses ordres de Londres par la BBC en messages codés pour que les Allemands ne sachent ni à qui ils étaient adressés ni à quoi ils correspondaient.

      

    Des maquis de résistants se créèrent : des groupes importants se cachaient à l’intérieur de forêts ou sur des plateaux montagneux pour tenter des actions de grande envergure sur les troupes allemandes.

      

    Le Vercors, le maquis breton, par exemple, se sont fait remarquer par des actions d’éclat.

      

     

    Des « Sten » (pistolets-mitrailleur anglais) ont été parachutées en grand nombre par les Britanniques la nuit ;

    elles étaient souvent accompagnées de vivres, de matériel en tout genre :

      

    émetteurs-récepteurs, lampes, autres armes, explosifs, rations de combat, bouteilles d’alcool et très souvent des cigarettes.

      

    Les Anglais ne se rendaient pas compte des besoins des résistants et ne savaient pas forcément où les vivres devaient être parachutés car certains groupes ne les avaient pas contactés.

      

    Ainsi, au début de la guerre de nombreux groupes de résistants sans attaches avec quelque autorité que ce soit étaient souvent délaissés mais il n’en était pas de même de la situation à la fin de la guerre où tous les groupes étaient organisés.

      

    Environ 10 000 résistants furent tués, fusillés ou tombés dans les combats avec les Allemands.

     


      

      

     SOURCES :  super blog - 

    http://overlord44.free.fr/index.php?idpage=La_r06eesistance

    photos ajoutées google

      

     resistance 1944 : le rôle de la Résistance pendant la Bataille de Normandie

     

    Les Archives départementales de l’Orne présentent

    du 20 juin au 21 septembre 2014 l’exposition « 1944 :

      

    le rôle de la Résistance pendant la Bataille de Normandie ».

      

    A travers 17 panneaux et plus de 120 documents, l’exposition démontre le rôle de la Résistance en Basse-Normandie dans la préparation du Débarquement et tout au long de la Bataille de Normandie.

     

    Les cinq premiers mois de 1944, la Résistance se prépare à participer aux combats de la Libération.

      

    En dépit des nombreuses arrestations opérées par la Gestapo, réseaux de renseignements et mouvements de résistance

    se mettent en ordre de bataille.

     

    Dès la réception des messages d’alerte et d’exécution des plans d’action diffusés sur les ondes de la BBC, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, ce sont environ 1500 à 2000 résistants bas-normands, rassemblés au sein des FFI qui se lancent dans la bataille et s’appliquent à couper les moyens de communications de l’ennemi, à retarder le plus possible la montée des convois militaires vers le front et à pratiquer des actions de guérilla.

     

     

    A la Libération, les rôles militaire et humanitaire de la Résistance normande sont officiellement reconnus tant par les Alliés que par les forces militaires régulières françaises.

     

    http://www.pixfan.com/1944-role-resistance-bataille-normandie/

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique