• RESISTANCE CIVILE POLONAISE hors des GHETTOS

     

     

    RESISTANCE POLONAISE pendant la seconde guerre mondiale

     
      
    La résistance polonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale.

    Saviez-vous que la plus grande organisation de résistance clandestine pendant la Deuxième Guerre Mondiale fut l'Armée Polonaise de l'Intérieur ?

    Le sort de ces hommes et de ces femmes était d'être traqués, souvent tués ou déportés par les "libérateurs" soviétiques.

    L'Armée de l'Intérieur a mené l'Insurrection de Varsovie
    qui dura 63 jours.

    On lui doit un flux continu de renseignements sur front de l'Est, des informations sur les munitions V-1 à Peenemunde, l'envoi en Grande-Bretagne de fusées V-2, le sabotage et la destruction de
    trains d'approvisionnement et de centres de liaison allemands.
     
     
     

    L'Armia Krajowa (l'armée de l'intérieur, AK) était le plus important mouvement de résistance en Pologne sous l'occupation allemande en 1939-1945 et soviétique 1939-1941. Elle fut active de septembre 1939 à janvier 1945.

    L'Armia Krajowa était le plus important mouvement de résistance en action durant la Seconde Guerre mondiale, formant l'aile armée de ce qui fut connu sous le nom d'État secret polonais (państwo podziemne).

     

     

      

    Origine

    L'AK dérive du Służba Zwycięstwu Polski (Service de la Victoire Polonaise),

    créé le 27 septembre 1939 par le général Michał Karaszewicz-Tokarzewski.

    Le 17 novembre 1939, le général Władysław Sikorski remplaça cette organisation par le Związek Walki Zbrojnej (Union de la Lutte Armée) qui devint par la suite l'AK après la fusion avec le Polski Związek Powstańczy (Union Polonaise de la Résistance).

     

    L'AK est officiellement née le 14 février 1942.

    Stefan Rowecki (connu sous le pseudonyme de Grot, ou « pointe de flèche »), fut le premier commandant de l'AK jusqu'à son arrestation en 1943; Tadeusz Bór-Komorowski commanda de juillet 1943 jusqu'à sa capture en septembre 1944. Leopold Okulicki, connu sous le pseudonyme de Niedźwiadek (« bébé ours ») dirigea l'organisation jusqu'à sa dissolution.

    L'AK est officiellement dissoute le 19 janvier 1945 afin d'éviter un conflit armé avec les Soviétiques ainsi qu'une guerre civile. Cependant, de nombreuses unités décidèrent de continuer leur combat dans de nouvelles circonstances.

     

    Structure

    La branche exécutive de l'AK était le commandement opérationnel, composé de nombreuses unités. Les estimations des effectifs de l'AK durant la seconde moitié de 1944 oscillent entre 250 000 et 350 000, dont plus de 10 000 officiers.

      

    La plupart des autres mouvements armés polonais clandestins fusionnèrent avec l'AK :

    • La Konfederacja Narodu (Confédération du Peuple) (1943),
    • Le Bataliony Chłopskie (Bataillons des Paysans),
    • Une large organisation militaire du Stronnictwo Ludowe (Parti populaire),
    • Le Socjalistyczna Organizacja Bojowa (Organisation de Combat Socialiste), créé par le Polska Partia Socjalistyczna (PPS, Parti Socialiste Polonais),
    • La Narodowa Organizacja Wojskowa (Organisation Militaire Nationale), créée par le Stronnictwo Narodowe (Parti National),
    • À partir de mars 1944, une partie de l'organisation d'extrême droite (notamment du Camp national-radical) Narodowe Siły Zbrojne (Forces Armées Nationales).

    L'AK était divisée en 60 branches régionales, qui elles-mêmes se divisaient en 89 inspections puis 278 districts. Le commandement suprême définissait les tâches prioritaires de l'AK comme étant la préparation de l'action et le soulèvement général à la fin de l'occupation allemande, jusqu'à la victoire.

      

    À ce point, les plans prévoyaient la prise du pouvoir en Pologne par la création d'une delegatura, les représentants du Gouvernement polonais en exil à Londres puis par le gouvernement en exil lui-même, une fois celui-ci rentré en Pologne.

     

    Relations avec les Juifs

    En février 1942, le commandement opérationnel du bureau d'espionnage et de propagande de l'AK créa une section Affaires juives, dirigée par Henryk Wolinski. Cette section rassembla des données sur la situation de la population juive, prépara des rapports et envoya des informations à Londres.

      

    Elle centralisa les contacts entre les organisations militaires polonaises et juives. L'AK organisa également un soutien financier pour les juifs (voir Zegota).

      

    L'AK n'accepta que très peu de juifs (environ un millier) dans ses propres rangs : les candidatures de juifs étaient le plus souvent refusées. Trois parmi les 7 membres du Commandement Collectif de l'AK (KG AK) étaient cependant d'origine juive.

     

    L'AK fournit au ghetto de Varsovie environ 60 revolvers, plusieurs centaines de grenades, des munitions et des explosifs. Durant le soulèvement du ghetto de Varsovie en 1943, des unités de l'AK tentèrent par deux fois de faire sauter le mur d'enceinte du ghetto, menèrent des actions en dehors du ghetto, et en liaison avec les forces de la GL attaquèrent certaines unités allemandes laissées en sentinelle près des murs du ghetto.

    Une unité de l'AK, le Corps de Sécurité (korpus bezpieczeństwa ou KB) prit une part directe aux combats à l'intérieur du ghetto avec les combattants juifs

    du Żydowski Zwiazek Walki.

     

     

    Opération

     

    Bien que l'AK n'ait pas été à l'origine d'un soulèvement général, ses forces ont bel et bien pratiqué un intense sabotage économique et militaire.

    En 1944, l'AK agit à grande échelle, notamment en lançant l'insurrection de Varsovie qui éclate le 1er août 1944. Le but était de libérer Varsovie avant l'arrivée de l'Armée rouge soviétique (à la manière de Tito).

      

    Bien que les insurgés aient initialement réussi à libérer quelques centaines de prisonniers du camp de concentration de la rue Gesia (aujourd'hui Anielewicza) et aient pratiqué une guerre de rue féroce, les Allemands finirent par les écraser et détruisirent la ville pendant que les Soviétiques stoppaient leur offensive durant plusieurs mois en refusant tout secours aux insurgés (y compris en refusant l'ouverture des pistes d'atterrissage aux quelques avions alliés).

    Le soulèvement est définitivement écrasé le 2 octobre 1944.

    Les unités de l'AK ont conduit des milliers de raids ainsi que des opérations de recherche de renseignement, saboté des centaines d'équipements ferroviaires et participé à de nombreuses batailles de partisans avec la police et la Wehrmacht allemandes.

    L'AK est accusée d'avoir commis des crimes contre les minorités ethniques, particulièrement les Lituaniens (voir ci-dessous).

    Au total, environ 5 700 Allemands auraient été tués par l'AK.

    Les principales opérations militaires ou de sabotage sont :

    Unités célèbres de l'Armia Krajowa :

    « Henri LAFONT et la "Gestapo française" de la rue LauristonLes maquis dans le Morbihan en 1944 »
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