• Les PRISONNIERS de GUERRE, le RETOUR d'Allemagne

     

     

     

     

    Les Prisonniers de guerre dès juin 1940 ( II )

     

      

      

      

    hommage à tous les anciens combattants de notre commune lors des différents conflits qui ont marqués le XXème siècle :

    14/18, 39/45,

    guerre d’Indochine,

    guerre d’Algérie...

    village d'ORGUEIL du Tarn et Garonne

     

    oflagstalag.jpg  

    Un hommage particulier à Mr Alphonse Guirguy, ancien combattant de 39/45, et prisonnier de guerre que nous voyons debout en haut à droite avec ses compatriotes dans les

    « Commando de Travail » dans les fermes en Allemagne.

     

    Mr. Alphonse Guirguy a porté pendant de longues années le drapeau d’Orgueil lors des cérémonies du souvenir avant de céder la place à Mr. Jean Malfré.

     

     

     

    Le 19 mars 1942, Fritz Sauckel est nommé au poste de commissaire général du Reich pour l'emploi de la main d'oeuvre et bénéficie de pouvoirs indépendants de ceux du ministère de l'armement et de la production de guerre.

    Il est chargé de faire venir de gré ou de force le plus grand nombre possible de travailleurs.

      

    Au printemps 1942, Sauckel exige donc de la FRANCE OCCUPEE,

    500.000 travailleurs dont 150.000 ouvriers qualifiés.

     

    Pierre Laval obtient qu'en échange des ouvriers transférés, des prisonniers soient placés en congé de captivité.

     

    Cet échange est accordé sur la base d'un prisonnier français contre 3 travailleurs. Cette relève est lancée le 22 juin, mais malgré la propagande, elle n'obtient pas le résultat escompté. Seulement 17.000 spécialistes sont envoyés en Allemagne.
     

    Le 4 septembre, sous la pression de l'occupant, le gouvernement de Vichy se voit alors contraint de promulguer une loi sur l'utilisation et l'orientation de la main d'oeuvre.

    Cette loi permet de mobiliser les hommes de 18 à 50 ans et les femmes célibataires de 21 à 35 ans, pour tous les travaux que le gouvernement jugera utiles dans l'intéret supérieur de la Nation.

     

    Cette mesure est efficace :

     

    en décembre 240.000 travailleurs supplémentaires

    sont partis vers l'Allemagne dont

    135.000 spécialistes.

     

     

     

     

     

     

    On peut considérer comme assez exceptionnel historiquement l’enfermement collectif pendant plusieurs années des forces vives d’un pays.

     

    Quel en fut l’impact ? Pacifisme, rapprochement avec l’Allemagne, propagande communiste, Pétainiste, honte et repli sur soi ... ? demande B.

     

     

    Les Prisonniers de guerre dès juin 1940 ( II )

    le retour, gare de l'Est 1945

     

    Si par prisonniers, vous comprenez "prisonniers de guerre" retenus dans les stalags et oflags, vous touchez effectivement à un groupe très nombreux, le plus nombreux même, et manifestement le plus oublié et méprisé par la mémoire collective.

     

    Il y a 1 850 000 prisonniers en 1940. Ils sont encore 940 000 en 1944-45. Beaucoup d’entre eux ne sont libérés seulement en 44-45 et 37 000 ne rentreront jamais, morts en captivité.

     

    Robert Franck, dans un article des Cahiers français, montre qu’ils présentent les caractéristiques des poilus en terme de valeurs : fraternité, solidarité, et haine de l’Allemand ( dans un premier temps) qui les a retenus, amplifiées certainement par le long enfermement. Pourtant, rapidement après guerre, leurs associations ont été acquises au rappochement franco-allemand des années cinquante.

     

    Mais, à la différence des poilus de 14-18, leur parole a été discrète et l’écoute rare : ils symbolisaient la défaite de l’armée de 40, l’origine de l’occupation. Un pays n’aime pas les soldats vaincus !


    Ils ont souffert des discours et "préoccupations" de Vichy à leur sujet . Il me semble que le silence de la "honte" a été pire pour ceux qui ont été libérés dans le cadre de la Relève. C’est le poids de la collaboration et du pétainisme qui s’étend aux "libérés malgré eux".


    Pour ceux qui se sont évadés et qui ont parfois ( souvent ? ) rejoint la résistance en 42-43 , le mérite de l’évasion reste bien confidentiel.

     

    Ils ont souffert aussi de la "concurrence" des déportés, dont les conditions d’enfermement étaient plus "glorieuses" ( la résistance, même si ce n’était pas l’unique fait de déportation, on l’oublie) et plus dures - encore que dans certains stalags , la vie ait été particulièrement difficile - .

     

    Il est symptomatique de les voir rejetés à la fin de la guerre par les Associations d’Anciens Combattants de 14-18 et se regrouper dans des associations distinctes des autres , généralement assez discrètes.

     

    Il est symptomatique aussi de voir ces mêmes associations d’Anciens prisonniers de guerre s’ouvrir aux prisonniers d’autres conflits, Indochine et Algérie, qui présentent les mêmes similitudes : pas de victoire et retour au pays, dans le silence des vaincus.

     

    Alors oui, il y a eu "mémoire repliée", un repli imposé certainement par les fameux mythes de la libération : Résistance et Victoire finale ne laissaient pas place aux vaincus de 40.

     

    article écrit par Madame  Evelyne Marsura (dimanche 1er décembre 2002 )

     

     

    Les Prisonniers de guerre dès juin 1940 ( II )

     

    Témoignages de prisonniers français (ou belges) :

     

     

     

    • (Stargard) : les mémoires de Stalag II DGabriel Régnier
    • (Fürstenberg-sur-Oder) :
    • un Stalag III Bblog
    • (Küstrin, auj. Alt-Drewitz) : le parcours du (1910-1981), fait prisonnier, comme mon grand-père, à Bains-les-BainsStalag III
    • Cpeintre Augustin Mémin
    • (Malsbach) : la chronique familiale de Stalag V CMonique Bonavia
    • (Dortmund) : la chronique familiale de Stalag VI ADaniel Picard
    • (Görlitz) : les mémoires de guerre et de captivité de Stalag VIII AMaurice Boussuge
    • (Ziegenhain) :
    • les mémoires de guerre et de captivité de Stalag IX APaul Chenevier
    • (Bad Orb-Wegscheide) : le témoignage de Stalag IX BJean-Louis Mavier
    • (Bad Sulza) : des photographies de Stalag IX C
    • Marceau Durant
    • (Sandbostel) : une évocation du séjour qu'y fit Léo Malet au début de son roman policier , dans sa mise en images par Tardi (Casterman, 1996).Stalag X B120 rue de la Gare

     

    • (Fallingbostel) : des photographies  le carnet de Stalag XI BAlbert DurantGaston Soubies
    • (Diez) et (Frankenthal) : des photographies deStalag XII AStalag XII B Lucien Durant
    • le parcours chaotique d'Yvon Jacquet jusqu'à Rawa-Ruska sur le très beau site personnel de son petit-fils Philippe Jacquet.

     

     

    Les Prisonniers de guerre dès juin 1940 ( II )

    Prisonniers libérés, arrivant à la gare de l'Est en 1945

     

    cet article - composé de plusieurs - est un hommage à tous nos ainés, nos parents, nos grands parents, qui sans eux, nous ne serions pas là.

     

    On ne peut manquer de fidélité à la mémoire des disparus.

     

     

     

     

     

    « Bernard DUVAL, Résistant de 19 ans, menuisier Jean Moncorgé dit Jean Gabin-chef de char 2è D.B. »
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  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Mai 2014 à 19:02

                                      nurse, dog, verpleegster, oorlog, infirmier, guerre, femme,harnais, atelles, pistage, chiens, canina, honden,14 18, 

     Mon père a été prisonnier en Autriche et maman, s'est retrouvée dans le sud de la France comme réfugie évacuée belge;

    Bea travail votre blog.

     

                                                                                               Blog Lou

     

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    2
    Vendredi 2 Mai 2014 à 10:59

    Bonjour Madame,

    Merci pour votre gentillesse et vos belles photos, mon père a connu aussi la captivité pendant cinq ans, dans le nord de l'Allemagne. il ne connaissait pas encore ma Mère.. qu'il a connu après la libération, à l'hotel Lutetia, c'était une soirée pour

    le retour...

    Merci beaucoup. AMITIES

    Dona

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