• Les MAQUIS, les MAQUISARDS

      

      

    On désigne par maquis des groupes de résistants opérant dans les régions peu accessibles, où une végétation abondante pouvant masquer des mouvements de groupes.

     

     

      

      

    Les massifs montagneux français, Alpes, Jura, Massif central, Morvan... sont souvent propices à de telles implantations.


    A quelques exception près, comme celle de Georges Gingoin, les résistants ne songent guère à créer des maquis avant 1943.

     

    C'est l'afflux de réfractaires qui tentent d'échapper au Service du Travail Obligatoire (STO) instauré à partir du 16 février 1943 qui suscite la création des maquis où des résitants plus chevronnés encadrent les jeunes refractaires.

     

     

    Par ailleurs, à cette même date, la Résistance a atteint un degré de maturité suffisant pour permettre d'envisager certains contrôles de territoires.

     

    Après que, sous l'impulsion de Jean Moulin, les trois mouvements de la zone sud aient fusionnés sous l'appellation de MUR, un Service national des Maquis (SNM) est mis en place en mars 1943, le SNM estime à 14 000 le nombre de maquisards FTP, peut être 5000 en zone sud et 6000 en zone nord.


    Surgissent alors des problémes de toutes sortes: motivation très variable de la part des refractaires pour adhérer à un projet de résistance, difficultés matérielles pour l'approvisionnement, armemant insuffisant, mais au cours du temps, un nombre assez considérables de maquis sont créés, au point qu'ils symbolisent, dans une certaine mesure, l'idée même de résistance.

     

     Les hommes du 6è bataillon du 25è RI

    Les hommes du 6è bataillon du 25è RI,
    en provenance du maquis de Scévolles
    et engagés devant Pornic en octobre 1944 (Coll. Versari)

     


    A travers le maquis, la résistance prend elle même des formes diverses, selon les tactiques adoptées. On y voit s'exprimer des divergences qui apparaissent dans la dernière année de l'occupation allemande.

      

    Les maquis "gaullistes", impulsés par les MUR et l'ORA préférent conserver leurs maquis en réserve pour une action généralisée et concentrer leurs effets sur la transmission de renseignements aux Alliés et aux FFL, alors que le maquis FTP prétendent se lancer dans des opérations de harcélement des forces allemandes et de la Milice.

      

      

    Selon les régions, les rivalités entre différents maquis de l'AS ou des FTP ont pu être intenses ou enexitantes.

      

    Sur la façon d'envisager la création de maquis, des différentes cultures séparant les anciens officiers de l'ORA qui considèrent avant tous les maquis comme une forteresse stratégique, une tête de pont ou un point d'appui et les partisans communistes qui pensent davantage au contrôle des populations.

     

     


    La milice crée le 23 janvier 1943 à la suite de la dissolution de l'armée d'armistice consécutive à l'invasion de la zone sud par les Allemands, va devenir un acteur important de cette période.

      

    Elle est engagée dans des opérations frontales de lutte contre les maquis, donnant ainsi à cette période de 1943-1944 une allure de guerre civile, qui ne se terminera qu'en fin 1944 avec l'arrêt de l'épuration et l'affirmation du gouvernement de De Gaulle.

     


    Le 11 novembre 1943, les Maquis de l'Ain et du Haut Jura, aux ordres du colonel Henri Romans-Petit, prennent le contrôle de la ville d'Oyonnax (Ain) et défilent jusqu'au monument aux morts.

      

      

    Devant les Oyonnaxiens qui s'approchent, enthousiastes, ils déposent une gerbe en forme de croix de Loraine portant l'inscription "Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18". Les résistants quittent ensuite la ville.

     


    A trois reprises, des maquis subissent de lordes pertes pour avoir accepté un affrontement trop direct avec les troupes allemandes toujours supérieure. Les Gliéres, en Haute Savoie sont un maquis créé par l'AS en janvier 1944 et commandé par l'ancien officier d'active Tom Morel.

      

    Plus de 500 combattants, AS ou FTP, rejoignent le maquis. Ils reçoivent des parachutages d'armes, mais en mars 1944, le maquis est encerclé, attaqué et submergé par quelques milliers d'Allemands et 1000 miliciens. Au moins 100 maquisards y perdront la vie.

     


    Dès la fin mai 1944, 2500 hommes se sont rassemblés au Mont-Mouchet en Auvergne. Après une premiére attaque qui échoue le 2 juin, les Allemands attaquent à nouveau, le 9 juin.

      

      

    Les rescapés se regroupent vers la Haute- Truyère.

      

      

    Ce sont 5000 hommes que la wehrmacht attaque le 18 juin, faisant au moins 100 morts parmi les maquisards sans compter les victimes des actions de reperesailles. Le 20 juin, l'ordre de dispersion générale est prononcé.

      

    Les pertes seront encore plus lourdes au maquis du Vercors attaqué le 21 juillet 1944. 4000 hommes s'y sont concentrés, avec le soutien des différents mouvements de résistance intérieure, du BCRA et des Britanniques.

      

    Seuls les FTP se sont toujours opposés au projet.

      

    Le Massif du Vercors est complétement entouré de falaises, mais les planneurs de la wehrmach utilisent une piste d'aviation préparée pour recevoir des renforts alliés.

      

      

    En plus des 884 morts dont 200 civils, de nombreux maquisards sont déportés.

     

     

     

     

    « Témoignage et l' histoire d' un miraculeux survivant; âgé de 15 ans.Jeanne BARJAUD-VÉRINAUD »
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