• GRAIGNES, Village martyr

     

     

     

     

    Graignes village martyr.

    Le paisible petit village de Graignes situé en bordure des marais au sud de Carentan à été le temoins meurtri d'un acte de la barbarie nazie, seulement quelques jours après le 6 juin 1944 . L'histoire fait suite aux mauvais largages au-dessus du Cotentin. Cette nuit-là des hommes provenant de la compagnie B du 501st PIR de la 101st et ceux du 3rd bataillon du 507th de la 82nd Airborne division, se retrouvent au sol au mauvais endroit.

      

    De suite les paras de la 82nd AD, se rendent compte qu'ils ne sont pas sur la DZ prévue, en effet ils devaient être largués dans la région de Sainte-Mère-Eglise pour sécuriser les alentours de la ville, mais ils ont sautés trop au sud à 20 kilomètres de leur objectif. De leur côté les parachutistes de la compagnie B du 501st PIR de la 101st division, qui devaient participer à la prise de l'écluse de la Barquette, se sont posé à 16 kilomètres au sud et vont se regrouper dans le village de Tribehou.

      

    Après avoir été caché les paras, aidés par des civils locaux sont guidés à Graignes retrouvant les égarés du 507th bataillon de la 82nd division, arrivés en milieu de matinée, sous le commandement du capitaine Leroy D. Brummit du 507th PIR.

      

     

      

      

    Le point de la situation est très vite établi, ils sont totalement encerclés et donc inutile de tenter des sorties pour se confronter aux positions allemandes bien trop nombreuses dans le secteur. C'est le major Charles D. Johnson de la 82nd division qui prend le commandement de l'ensemble des parachutistes présents à Graignes. Très vite les villageois enthousismés par l'arrivée de ces libérateurs les aident du mieux qu'ils peuvent.

      

    Le sergent Benton J. Broussard un acadien de La Louisiane qui parle parfaitement le vieux français sert d'interpretre entre les Américains et le maire du village, qui distribue les tâches à ses administrés, ravitaillement, surveillance, ainsi que la récupération des containeurs renfermant les armes et les munitions, parachutés et qui gisent un peu partout dans les marais. L'église sert de poste de secours et son clocher offre une bonne visibilité pour l'observation de la campagnes alentour.

      

    Le major Johnson décide de rester sur place, en attendant l'arrivée du gros des forces et commence par positionner les parachutistes en défensive autour du village. Les containeurs repêcher ont permis de récupéré 5 mitrailleuses Browning 30mm quelques mines antichars et deux mortiers de 81mm. Le soir vers 17 heures une autre groupes d'égarés arrivent au village portant le chiffre à 182 hommes. Des patrouilles s'organisent et le 8 juin un convoi allemand est détruit par une attaque d'un groupe de parachutistes.

      

    Le 10 juin les Américains décident de placer des charges explosives sur le pont entre Tribehou et Graignes dans l'éventualité de le détruire en cas d'une intrusion allemande. Peu après le pont saute, lorsque le même jour une trentaine d'Allemands le franchissent. Cette fois ils sont conscients d'une poche de résistance dans ce secteur menace la sécurité des unités allant à Carentan.

    Le lendemain, dimanche 11 juin, alors que certains paras assistent auprès des civils à la messe du matin, deux soldats du 507th se dirigent à l'écart du village pour enterrer deux Allemands abattus la veille. Ils sont très vite pris pour cible par des tirs ennemis. Bientôt une grande quantité d'Allemands qui progressent vers le village est aperçu par le capitaine Leroy D. Brummit qui se rend sur place, après avoir entendu les tirs répétés sur ses deux soldats. Peu après une habitante fait irruption dans l'église pour avertir que les Allemands approchent.

      

    Les retranchés commencent à ouvrir le feu, puis des escarmouches se produisent durant le reste de la matinée. En début d'après-midi des obus de mortiers allemands pleuvent autour de l'église, les deux mortiers américains de 81mm répondent par des tirs précis causant de grosses pertes à l'ennemi.

      

    Tandis que les combats se poursuivent, dans l'église le médecin militaire du 507th PIR, le capitaine Abraham Sophian Jr, soigne du mieux qu'il peut les blessés qui commencent à affluer. Vers le milieu d'après-midi le lieutenant Reed quitte précipitament sont poste d'observation en haut du clocher après avoir aperçu aux jumelles, deux pièces d'artillerie de 88mm se positionner non loin de là. Il informe aux servants des deux mortiers les coordonnées des canons allemands, mais ceux-ci se trouvairent hors de portée.

      

    Quelques instants plus tard des obus de 88 tombent sur le square, détruisent l'école et atteignent le clocher de plein fouet. Un observateut fut tué sur le coup, ainsi que le 1st lieutenant Elmer Farnham qui servait un des mortiers, le major Johnson est fauché par un autre obus. La situation devient intenable, le sergent Hincliff et le soldat Sullivan tiraient encore, avec la mitrailleuse de 30mm utilisant encore le peu de munition restant.

      

    Le capitaine Leroy D. Brummit qui est le plus haut gradé depuis la mort du major Johnson, ordonna alors le replis, mais certains paras qui se trouvaient dans des trous de combats n'entendirent pas l'ordre. Le sergent Hinchliff et le Pvt Sullivan ayant épuisés leurs dernières munitions ils décrochent pour retrouver le capitaine Brummit.

     

    Le départ signifiait abandonner les villageois aux représailles allemandes. Le capitaine Abraham Sophian Jr refusa de quitter le village et désire rester avec les blessés pour les soigner. Les survivants de Graignes s'échappent à travers les marais et rejoindront les lignes américaines quelques jours plus tard.

      

    Residents

    Residents of Graignes, a small village in Normandy, pose with Allied soldiers. Because of the widespread dispersal of the paratrooper's on D-Day, over 150 members of the regiment ended up in Graignes, many miles south of their mission objectives.

     

    Vers 17 heures les troupes SS débouchent dans le village dévasté. Ils fouillent toutes les habitations et trouvent le capitaine Sophian dans l'église et le forcent à sotir avec tous ceux qui y étaient présents blessés y compris. les captifs sont divisés en deux groupes. Ils seront tous executés froidement par les SS.

      

    Un premier groupe sera conduit jusquà un étang derriere la ville et exterminé à la baïonette, puis jeté à l'eau, le second groupe forcé de marcher à plusieurs kilomètres , puis dans un champs près du Mesnil Angot, les SS obligent les prisonniers à creuser une fosse et sont abattus d'une balle dans la nuque avant d'y être jeter au fond.

      

    Le massacre de Graignes fit 31 morts parmis les parachutistes des deux divisions et les SS massacrèrent également 32 villageois dont deux prêtres pour avoir aidé les Américains. Les pertes allemandes de la bataille de Graignes ne seront jamais vraiment connues, mais certaines sources avancent des chiffres de 500 à 700 hommes. Le petit village rajoute son nom dans la longue liste des villes touchées par les exactions des SS sur des civils innocents et des prisonniers de guerre. Le 28 février 2007, Graignes à fusionné avec le Mesnil Angot pour former la commune de Graignes-Mesnil-Angot.

     

     

    graignes

     Les ruines de l'ancienne église détruite le 11 juin par les 88 allemands.

     

     

    rest

      

     Seule cette partie de l'église fut restaurée.

     

    Walter Choquette

      

    Le Staff-Sergeant Walter Choquette appatenant au 507th PIR, exécuté avec 30 de ses camarades et 32 habitants par les SS après la capture du village.

     

     

     

    Causeway

     

    Robert D. Rae, veteran of the 507th PIR, re-visits LaFière causeway with family and friends in 2002. Rae and fellow members of his regiment played a pivotal role in capturing the causeway from German forces on June 9th, 1944.

     

     

     

     

      

     

     

     

     

     

    http://normandie44.canalblog.com/archives/destins___histoires_et_anecdoctes/index.html

     

     

    Cross

    Bob Bearden, veteran of the 507th Parachute Infantry Regiment, kneels at the cross of a friend lost during the war.

     

     

     

     

     

     

     

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