•  

     

     

    Découvrez des photographies extraordinaires

    de la Seconde Guerre mondiale en couleurs

    28 février 2013 - Par Alexandre Dobrowolski

     

    Mieux qu'un cours d'Histoire ! De somptueux clichés pris aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, à l'origine en noir et blanc, ont été mis en ligne sur Internet. Quelques temps plus tard, surprise ! Des internautes les ont recolorisés, pour le bonheur de nos yeux !

     

    En temps normal, on n'a pas l'habitude de voir des photos de la Seconde Guerre mondiale en couleurs. C'est désormais chose faite grâce au site Internet Shorpy ! De la même façon que les clichés de Paris au 20e siècle qui étaient déjà en couleurs malgré l'époque, ces photographies datant de la Seconde Guerre mondiale et prises aux États-Unis nous dévoilent les dessous des usines et camps militaires américains, en couleurs !

    Les photos mises en ligne sur Shorpy ne montrent pourtant pas la guerre (même si on voit quelques aviateurs, ainsi qu'un ou deux tanks) mais plutôt les coulisses américains. En réalité, le principal sujet de ces clichés sont les femmes. Une série de photos qui rend hommage au mouvement symbolisé par "Rosie la Riveteuse", où les femmes ont remplacé les hommes partis en guerre dans certains métiers manuels, notamment la construction d'avions.

     

     

    Mai 1942. "Travail sur le nez du moteur d'un avion intercepteur. Lake Muroc, Californie".

    Août 1942. Corpus Christi, Texas. "Mme Virginia Davis, une riveteuse au département Assemblage et Réparations de la Naval Air Base, supervise Chas. Potter, un stagiaire venu du Michigan".

    Février 1943. "En train de travailler sur un bombe "vengeance" dans les usines Vultee Aircraft à Nashville".

    Août 1942. "Mildred Webb, une recrue de l'Administration Nationale de la Jeunesse, apprend à utiliser une machine dans le département de l'Assemblage et des Réparation. Après environ 8 semaines en tant qu'apprentie elle pourra être employée pour un service civil pour lequel elle a été entraînée".

    Juin 1942. "Le soudeur fabrique des chaudières pour les bateaux".

    Août 1942. Corpus Christi, Texas. "Le cadet de l'Aviation Thanas à la Naval Air Base".

    Juillet 1942. "Production de bombardiers B-25. Montage d'un moteur Wright Whirlwind de 1700 chevaux. Kansas City".

    Décembre 1941. Akron, Ohio.

    Mars 1943. "Classe de camouflage à l'université de New York, où les femmes se préparent pour des métiers dans l'Armée ou dans l'industrie. Cette jeune fille corrige des reliefs détectés".

    Avril 1943. "Mme Dorothy Lucke".

    Décembre 1941. "Une technicienne en électronique, Goodyear Aircraft Corp., Akron, Ohio".

    Juin 1942. "Membre d'équipe d'un tank M-3 Fort Knox, Kentucky."

    Octobre 1942. "Un bombardier A-20 riveté par une travailleuse".

    Août 1942. "Ex-major en sociologie, Mlle Eloise J. Ellis (gauche) "les maintient en vol" à la Naval Air Base de Corpus Christi. Elle est superviseuse en service civil. Son travail est de maintenir le moral des femmes en les aidant à résoudre leurs problèmes d'hébergement et autres choses personnelles".

    Août 1942."La plus grande précision est demandée à ces opérateurs qui coupent et vissent les packs de parachutes. Ils sont constamment sous surveillance".

    Octobre 1942. Inglewood, Californie. "Les employés de l'Aviation nord-américaine assemblent le capot d'un moteur Allison pour un avion de combat P-51 'Mustang'."

    Août 1942. Corpus Christi, Texas.

    Février 1943. Milwaukee, Wisconsin. "Elizabeth Little, 30 ans, mère de deux enfants, aspergeant de petites parties d'un conteneur. Son mari gère une ferme".

    Octobre 1942. "Les femmes deviennent des techniciennes très compétentes après un entraînement très précis à l'école de la Douglas Aircraft Company".

    Août 1942. "Elmer J. Pace apprend la construction d'avions de la Marine, à la base de Corpus Christi, au Texas".

    Octobre 1942. "Deux ouvrières d'assemblage à la chaîne à Long Beach, Californie. A l'arrière-plan sont disposées deaux parties d'une nacelle d'un bombardier lourd".

    Octobre 1942. "Un nouveau bombardier B-25 est acheminé pour un test de vol à Kansas City, Kansas".

    Octobre 1942. "Ouvrières entraînées pour devenir mécaniciennes moteur. Douglas Aircraft Company, Long Beach, Californie".

    Octobre 1942. "Lieutenant 'Mike' Hunter, pilote de test de l'Armée, assignée à la Douglas Aircraft Company, Long Beach, Californie".

    Juillet 1942. "Une attache d'aile de bombardier B-25 en train d'être préparée pour la chaîne d'assemblage à l'Aviation nord-américaine".

    Août 1942. Corpus Christi, Texas. "Mme Eloise J. Ellis, superviseuse aînée au département Assemblage et Réparations de la Naval Air Base, parlant avec un des hommes".

    Decembre 1941. "Des brûlures de Pearl Harbor. Mare Island Navy Yard, Californie".

    Octobre 1942. Inglewood, Calif. "Des parties prêtes à être assemblées sont marquées avec cette machine de numérotation pneumatique".

    Juin 1942. Fort Knox, Kentucky. "L'équipage du tank M-3 apprend toutes les façons de diriger l'axe du canon de 75mm, 37mm et quatre mitrailleuses".

    Juin 1942. "Ce membre d'une équipe de construction d'une ligne de courant de 33 000 volts rend un important service de guerre. Des milliers de soldats s'entraînent dans les environs et la nouvelle ligne est nécessaire en supplément à une ligne déjà existante".

    Octobre 1942. "Déchets en tous genres. Butte, Montana".

    Septembre 1942. "Senta Osoling apprend à repérer les latitudes en utilisant un sextant. Les cours de navigation font partie des programmes de l'école pour entraîner ses étudiants à des contributions bien spécifiques de l'effort de guerre".

    New Orleans, Juillet 1942. "Un garde-côte monte la garde devant un torpilleur de 78 pieds".

    Mai 1942. Parris Island, Caroline du Sud. "Un pilote de planeur et lieutenant de la Marine s'entraînant à Page Field".

    Octobre 1942. Long Beach, Californie.

    "Les femmes sont entraînées à réaliser des installations en détail précises et vitales dans un

    moteur".

    Juin 1942. "Le soudeur fabrique des chaudières pour les bateaux".

     

    C'est presque émouvant de voir de tels clichés en couleurs.

      

    Certains sont d'une netteté impressionnante ! Que vous inspire cette petite plongée dans l'Histoire ?

     

      

      

    sources

     

     http://dailygeekshow.com/2013/02/28/decouvrez-des-photographies-extraordinaires-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-couleurs/?fb_action_ids=4823143332299&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map=%7B%224823143332299%22%3A438956246185039%7D&action_type_map=%7B%224823143332299%22%3A%22og.likes%22%7D&action_ref_map=%5B%5D#!

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

      

    Reportage photo:

    Les femmes afro-américaines dans l’armée

      

      

      

    Une recherche dans les archives nationales de l’armée a mis à jour une importante collection de photographies de femmes afro-américaines en exercice durant la deuxième guerre mondiale

     

     

      

      

    En 1989, Barbara Lewis Burger, une jeune femme noire américaine employée à l’administration nationale des archives gouvernementales américaines, se plonge dans les archives photographiques de la deuxième guerre mondiale et tombe sur une vaste collection d’images représentant des soldats – hommes et femmes – afro-américains. A l’occasion du cinquantenaire de la guerre, elle a l’opportunité de travailler sur ce matériau qui culminera en 1993 dans la publication du livre Pictures Of African Americans During World War II.

     

      

      

      

    La partie la plus étonnante de ces recherches concerne la place des femmes dans l’armée.

    Plus de 2 millions et demi de soldats afro-américains furent enrôlés, et parmi ceux-ci un bon nombre de femmes.

      

    Ces photographies réalisées par le service des armées montrent les femmes dans diverses activités.

      

    Des reproductions de ces tirages peuvent être commandés ici.

     

     

     

    Les lieutenants Harriet Ida Pickens et Frances Wills sont les premières femmes noires américaines à être gradées à l’école navale de Northampton, Massachusetts, décembre 1944

    Bertha Stallworth, 21 ans, inspecte une pièce d’artillerie à l’Arsenal de Frankford

    Inspection d’un avion de combat Grunman Wildcat en exposition à la U.S. Naval Training School du Bronx à New York, 1945

    Des femmes employées au dépôt de munitions de Savannah en Georgie, vers 1943

    Les auxiliaires Ruty Wade et Lucille Mayo démontrent leur habilité à faire le service à un camion à Fort Huachuca, Arizona, décembre 1942

    Opération chirurgicale par le Lieutenant Prudence Burns, à Milne Bay, Nouvelle-Guinée, juin 1944

    La laborantine Johnnie Mae Walton conduit une expérience en sérologie à l’hôpital de Forth Jackson, mars 1944

    Des pin-ups à la Naval Air Station de Seattle pour une soirée dansante, avril 1944

    Une soirée de noël au Negro Service Club du Camp Swift, au Texas, décembre 1943

    Le sergent Helen Starr joue au Bowling de Fort McClellan quand elle n’est pas en service, janvier 1944

    Des GI’s et des travailleurs de la Croix-Rouge se réunissent autour d’un piano à Assam, en Inde, août 1944

    La première cérémonie de mariage entre Noirs sur le théâtre des opérations européennes a lieu à Rouen entre Florence Collins, un membre du bataillon postale et William A. Johnson de la 1696ème Labor Supervision Company, août 1945

    Des membres du bataillon 6888 de la poste prennent part à une parade en honneur à Jeanne d’Arc sur la place du marché où elle fut brûlée.

    Les premiers soldats de la Women Army Corps à arriver en Europe étaient les 800 femmes du service postal, d’abord en Angleterre, puis en France.

    Des infirmières débarquent dans le port de Greenock en Ecosse, août 1944

     

     

     

    SOURCES

     http://vibrationsmusic.com/reportage-photo-armee/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

    Cornac centre accueil et loisirs

     

    Un village tranquille

      

    À cheval entre Causse et Ségala, au Nord-Est du département du Lot, Cornac baigné par le Mamoul qui y poursuit sa course pour convoler avec Dame Dordogne un peu plus bas, pourrait répondre aux critères des beaux villages de France.

      

    Ses magnifiques bâtis Quercynois témoignent d’un passé historique florissant où le vin, jouissant de réputation d’Aquitaine en Auvergne, régna en maître des lieux. Le vingtième siècle a précipité la désertification des campagnes et aujourd’hui, avec ses 368 habitants, son église romane en position dominante, Cornac offre la physionomie d’un village tranquille, ouvert au bien vivre mais il n’a pas livré tous ses secrets.

      

    Parmi les gardiens du temple, Albert Laboucarie, figure emblématique du territoire, connu pour sa faconde inimitable et son engagement de plus de 49 ans au service de sa commune, lève le voile sur les années 39/45 qui pourraient conférer à Cornac les galons de Terre d’accueil. Hormis Albert, les témoins encore aujourd’hui de ce monde ne se comptent que sur les doigts de la main et on ne sait pourquoi cette belle histoire n’a jamais été racontée.

      

      

    Une maison de Maître à disposition des enfants

      

    Albert qui reçut le métier de meunier en héritage, avait 10 ans à cette époque et du fond de sa mémoire les souvenirs remontent… « Je vivais avec mes parents au Moulin de Riols juste en face d’une grande maison de maître appartenant à la famille Lamarche dont les filles jumelles, l’une mariée avec un notaire et l’autre avec le docteur Ayroles de Bretenoux, n’eurent pas de descendance.

      

    En 1937, voulant probablement dédier ce bien à l’Enfance, elles cédèrent la propriété composée de quatre corps de bâtiments à la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, communément désignée sous son sigle PLM. Selon moi, cette compagnie française privée créée en 1857 et nationalisée en 1938, avait anticipé le conflit qui allait éclater et voulait créer des lieux d’accueil dans le Sud de la France.

      

    C’est ainsi qu’un centre d’hébergement et de loisirs doté de tous les équipements que l’on n’avait jamais vus ici, vit le jour à Cornac.

      

    Je me souviens des cuisines, des trois dortoirs de cinquante places, du réfectoire, de la salle de jeux, des sanitaires et surtout du grand portique de six mètres de haut et des installations pour la pratique du volley, du basket et du tennis qui trônaient dans le parc. »

      

      

    Les enfants cachés de Cornac

      

    « Les prévisions de PLM étaient fondées car dès l’invasion de la zone Nord par l’Allemagne, des jeunes enfants qui étaient en danger face à l’occupant furent rapatriés à Cornac par centaines. Dès lors le centre a fonctionné sous l’Egide du Secours National* et ce jusqu’à la fin des hostilités.

      

    Mon père mettait la retenue d’eau du moulin à disposition de ces enfants pour la baignade quelques heures par jour car il devait arrêter la fabrication de la farine pour stopper les aspirations de l’eau qui faisait fonctionner les meules.

      

    C’était des moments de bonheur offerts à ces enfants éloignés de leur milieu familial et en danger permanent. Je me souviens que de nombreuses familles de Cornac ont abrité des enfants et même des familles entières pendant cette douloureuse période. Je revois encore les maquisards ainsi que ces familles qui venaient s’approvisionner au Moulin et à l’époque tout le monde savait se taire…

      

    Quelques noms me reviennent, pas tous hélas et je le regrette : la directrice du centre d’enfants, Madame Delpon, Mesdames Maurel et Webert assuraient l’encadrement et Madame Peret était à l’infirmerie. Et puis parmi les réfugiés il y avait les Hess, Sigard, Meynaud, Martina et Nicouleau… » Après la guerre, le centre accueillit des colonies de vacances et des centres aérés puis au fil des ans face aux nouvelles normes, il fut abandonné ».

     

     

    * Paradoxalement, le Secours National, réactivé par un décret du 19 octobre 1939, est un puissant instrument de propagande placé sous la responsabilité directe du Maréchal Pétain. Il prend une importance croissante au fil des années de la collaboration. Il possède en province et en région parisienne de nombreux centres d’hébergements et tout comme à la maison d’enfants de Sèvres, abrite clandestinement des enfants de confession juive grâce au dévouement de responsables comme Yvonne et Raymond Hagnauer et bien d’autres encore. Quoi de plus pratique qu’une institution d’Etat qui échappait au contrôle des préfets pour contourner la loi de Vichy et des Nazis.

      

    Cornac aurait donc peut-être fait partie de ce réseau.

      

    Hélas, jusqu’à ce jour, aucune trace écrite ne vient corroborer cette hypothèse. Seuls restent quelques témoins, comme Albert Laboucarie, qui ont la passion de la terre natale gravée au fond du cœur et dont il faut saisir la mémoire.

     

     

    SOURCES

    http://www.laviequercynoise.fr/cornac-le-village-terre-daccueil-sous-loccupation-53993.html

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    L’EUROPE DES ANNÉES 30

      

    Suite aux erreurs des traités de paix signés de 1919 à 1923, et à la crise économique de 1929, des dictatures sont devenues de plus en plus agressives en Europe.

    En 1933, Hitler, chef du parti de l’extrême droite, parvient au pouvoir dans un pays rongé par le chômage, la violence politique, les conséquences économiques et sociales d’une inflation catastrophique.

     

     

    Afficher l'image d'origine

     

     

    Son objectif est d’effacer le diktat de Versailles et d’assurer à l’Allemagne, à la race aryenne, race supérieure, « l’espace vital » nécessaire à son expansion démographique, Hitler parvient à réduire le chômage grâce à une politique de réarmement et gagne ainsi la confiance des Allemands qui subissent en même temps une intense propagande (voir

     

     

     

    ANNEXE 1, « Hitler en 1934, je veux la paix ») et une forte répression dans le but d’une meilleure efficacité et d’une acceptation profonde des sacrifices imposés.

    Parrallèlement, certaines catégories de la population, les Juifs, les tziganes, les handicapés, les homosexuels sont persécutés avec les lois de Nuremberg de septembre 1935. Par ailleurs, Hitler rallie à sa cause l’Italie fasciste.

      

    À cette époque, des intellectuels perçoivent déjà clairement les risques de la montée du fascisme en France).

     

    Cependant, les démocraties occidentales restent sans réaction.

     

    Les Français sont alors divisés entre ceux qui ont peur de l’Allemagne hitlérienne et ceux qui redoutent le communisme stalinien, la plupart sont pacifistes.

     

    Afficher l'image d'origine

     

    Pendant ce temps, l’Allemagne réoccupe la Rhénanie en 1936, annexe l’Autriche en mars 1938, revendique une partie de la Tchécoslovaquie en septembre 1938.

    Le 1er septembre 1939, les avant-gardes allemandes pénètrent sur le territoire polonais.

     

     

     

    Quelques jours auparavant, le pacte germano-soviétique a supprimé toutes menaces à l’Est et renforcé les dictatures.

    Afficher l'image d'origine

    LE 3 SEPTEMBRE 1939, LA FRANCE DÉCLARE LA GUERRE À L’ALLEMAGNE

    aux côtés de son alliée la Grande-Bretagne. (voir chronologie en

    ANNEXE 33)

    Tout danger d’un second front écarté, l’Allemagne peut concentrer ses forces à l’Ouest où, durant de longs mois, les troupes ont campé sur leurs positions fortifiées. C’est la « drôle de guerre ».

     

     

    Les Alliés ont estimé qu’ils pouvaient, appuyés sur leurs fortifications « la ligne Maginot » contenir les Allemands.

     

     

     

    Le 9 avril 1940, l’Allemagne occupe le Danemark, puis la Norvège.

    Le 10 mai 1940, les troupes allemandes prennent l’offensive aux Pays-Bas et en Belgique puis le front français est percé à Sedan le 13 mai, puis remontant vers le Nord, encerclent les forces franco-britanniques, qui sont mises hors de combat.

     

    L’avance allemande jette, sur les routes, civils et militaires en un exode qui désorganise les communications et rend impossible les manœuvres de rétablissement du commandement allié.

     

     

    Le 14 juin 1940, l’armée allemande occupe Paris.

     

    Le premier geste du vainqueur fut d’enlever les drapeaux français qui flottaient sur les ministères et de les remplacer par des drapeaux à la croix gammée.

     

    Il fait de même à l’arc de triomphe et à la tour Eiffel. Place de l’Étoile, une fanfare militaire rythme le défilé des troupes qui descendent à cheval les Champs Elysées.

    La défaite française est à l’époque une énorme surprise, d’autant que les forces en présence ne sont pas disproportionnées.

     

    Elle s’explique par l’incapacité de commandement, qui s’est cantonné dans la conception d’une guerre défensive et qui n’a su ni prévoir ni parer une attaque massive des forces combinées de l’aviation et des blindés.

     

    Le maréchal PÉTAIN, vainqueur de la bataille de Verdun en 1916, ministre de la guerre en 1940, alors âgé de 84 ans, est appelé au gouvernement par le président de la République et annonce son intention de demander un armistice.

     

    Défilé de l'armée allemande sur Les Champs-Elysées.

     

    La délégation allemande est phtographiée devant le monument commémorant le 11 novembre 1918.

    L’ARMISTICE EST SIGNÉ LE 22 JUIN 1940

    Signature de l’armistice dans la clairière de Compiègne

    à Rethondes, dans le wagon de l’armistice de 1918. Les clauses sont sévères : la France est divisée en zones, séparées par une ligne de démarcation

     

    (voir ci-dessous la carte de France en 1940).

     

    Une zone interdite au nord de la Somme et de l’Aisne, isole ces régions frontalières du reste de la zone occupée, ainsi qu’une « zone réservée » jouxtant une partie de la Suisse ; quant à l’Alsace et à la Moselle, elles seront annexées de fait au Reich. la zone Sud reste sous l'autorité du gouvernement français fixé à Vichy.

     

    (La zone Sud sera occupée en novembre 1942).

     

    la carte de France en 1940 : un pays partagé

    Maison évacuée après la déclaration de guerre

    L’armée française est démobilisée, à l’exception d’une force de 100 000 hommes. Vichy rompt ses relations diplomatiques avec Londres. La France, soumise à l’occupation dans sa partie Nord, doit verser de surcroît un lourd tribut à l’occupant ; 400 millions de francs par jour.

      

    En France, le nouveau régime, installé à Vichy, prend le nom d’Etat français. Philippe PÉTAIN, le chef de l’Etat français, fait entrer Pierre scène de l’exode en LAVAL dans son gouvernement.

    Celui-ci fait voter, le 10 juillet 1940, les pleins pouvoirs au Maréchal ; c’est la fin de la troisième République et le début de la Révolution nationale.




    scène de l'éxode en mai 1940

    La défaite laisse la France abasourdie. La population dont une partie qui se trouve sur les routes de l’exode rentre chez elle, retrouvant souvent maisons pillées.

      

    ANNEXE 2 montre différentes photographies d’Orléans sous l’Occupation.

    Le gouvernement du Maréchal PÉTAIN apparaît pour beaucoup comme un recours. C’est une certaine façon de limiter les dégâts. Les Français qui s’étaient ralliés au vainqueur de Verdun ayant fait « don de sa personne à la France », pouvaient avoir le sentiment que grâce à lui, tout n’était pas perdu.L’Etat français se donna pour but de rebâtir une France débarrassée des « responsables » de la défaite. A la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » fut substitué le nouveau slogan : « Travail, Famille, Patrie ».




    rue Bannier à Orléans

    Mais Vichy ne contrôle qu’une partie du territoire. Aussi, son évolution est-elle déjà déterminée par son attitude envers l’Allemagne…


    LA VIE DANS LA FRANCE OCCUPÉE


    Moulins : un des nombreux postes de contrôle sur la ligne de démarcation

    La plupart des Français, en juin 1940, pensent que, la paix une fois signée, tout rentrera dans l’ordre. Ils constatent peu à peu que leur pays demeure à l’état de guerre. Des familles sont séparées, des enfants sont perdus. Dans la plupart des foyers, on est sans nouvelles d’un mari, d’un père, d’un frère. Ils sont plus de deux millions à ne pas être rentrés chez eux. Beaucoup de familles comptent un ou plusieurs absents. L’application de l’heure allemande est imposée comme l’indique l’

    ANNEXE 3. Les manifestations telles que celles du 14 juillet ou du 11 novembre sont interdites, voir ANNEXE 4 et 5.

    Pour voyager de la zone occupée en zone libre : il faut un laissez-passer. Le texte de l’armistice parle de tracé séparant la zone occupée de la zone non occupée, mais pas de ligne de démarcation.

     

     

      

    En fait, et ce jusqu’en novembre 1942, ce tracé devient peu à peu une frontière scindant véritablement la France en deux. Celle-ci est étroitement gardée et des laissez-passer sont obligatoires pour aller de la zone Nord occupée à la zone Sud non occupée (« zone libre ») d’où des difficultés supplémentaires pour toute action de résistance. En ANNEXE 6, un avis allemand institue entre autres, le couvre-feu et l’interdiction de se réunir.

    Après le couvre-feu, seules certaines personnes, par leur fonction (maire, personnel d’administration, volontaire de la défense passive) ou leur profession (médecin, pompier) sont munies de cette autorisation, et peuvent circuler librement.

     

    Tableau officiel du cours forcé des monnaies française 
et allemande.

    Immédiatement, le pillage économique commence avec la surévaluation du mark.

     

    Trois autorisations d’achat :pain, vêtements, espadrilles.

      

    Ensuite, du fait de l’effondrement de nombreux secteurs de la production, qui souffrent du blocus britannique, et des ponctions imposées par les Allemands. Les ANNEXES 7 et 8 témoignent des prélèvements de bétail auprès des agriculteurs de la région de Montargis). Les ANNEXES 9 et 10 concernent la perquisition de certaines lieux publics et d’autres privés dans le Montargois.

     

     

      

     

    Les restrictions frappent la plupart des Français. En septembre 1940, c’est déjà le rationnement officiel dans la plupart des villes de la zone occupée et pour les produits de première nécessité : pain, lait, sucre, pâtes, riz, huile, savon. Quant au décret l’imposant à l’ensemble du territoire, il est promulgué par le régime de Vichy le 22 décembre 1940. Un superbe cadeau de Noël à des Français désemparés qui vont découvrir que la guerre est aussi économique.

    Ce rationnement a deux conséquences :

     

    La queue devant un magasin d’alimentation, ici à Orléans place Croix-Morin.

      

    La première est la création de cartes d’alimentation et de tickets mensuels de produits qui subsisteront bien après la libération, comme d’ailleurs les catégories d’ayants droits (enfants, j1, j2, j3, adultes, vieillards, travailleurs de force). Peu à peu, tout ce qui est nécessaire à la vie est redevable de cartes et tickets, donc restreint, et d’une législation qui ne peut que susciter des abus, des dérogations, des contournements. Les ANNEXES 11 à 15 donnent une idée de ce système compliqué et « frustrant ». Sur l’ANNEXE 14 qui est une fiche de demande d’achat d’une paire de chaussures on peut remarquer, en bas de ce document, que les éventuels auteurs de déclaration inexacte seront punis de 6 jours à 2 mois de prison et en cas de récidive….

    La deuxième conséquence est le recrutement d’une armée de fonctionnaires, fin 1942, ils seront 10 000 chargés d’éditer toute cette gigantesque paperasserie, d’en assurer la distribution, d’en contrôler le juste et rigoureux emploi.

     

     

    Le régime de Vichy, c’est aussi, et surtout dans la vie quotidienne, le régime de la paperasse avec toutes les angoisses qu’il peut susciter : perte de tickets, oubli d’une carte, vérification abusive, erreurs en tous genres. Une terreur larvée et mesquine au quotidien, qui ajoute la peur à la faim. La consommation de première nécessité a baissé entre 66 et 87 % selon les produits en trente mois. Et cela va s’aggraver.

      

    Le lot quotidien des Français sous l’occupation : l’attente devant les magasins d’alimentation. Les ménagères doivent stationner jusqu’à deux heures pour se procurer les aliments auxquels leurs tickets leur donnent droit. Parfois, la marchandise contingentée en vente est épuisée avant que toutes les personnes de la queue n’aient pu être satisfaites. D’où des efforts inouïs pour entreprendre une action d’opposition contre l’occupant, contre Vichy.

     

     

    Propagande officielle contre le marché noir ».

      

      

    Cela donne lieu à des mouvements de foule que les forces de l’ordre doivent canaliser. Ce ravitaillement quotidien va devenir de plus en plus difficile avec le temps et les difficultés rencontrées sur l’ensemble des fronts par l’occupant. Peu à peu, les Allemands vont en effet accentuer le pillage agricole, industriel, économique de tous les pays qu’ils occupent.

      

    L’entrée en guerre des Etats-Unis en décembre 1941 va ajouter à l’insécurité, déjà organisée par la marine britannique des navires marchands dans l’Atlantique. Ce qui aggravera les conditions de ravitaillement. Cette aggravation notable est naturellement exploitée et amplifiée par la presse. Dès le jeudi 12 novembre, « Le Républicain du Centre »

    souligne en titre qu’avec l’invasion de l’Algérie fin 1942 « Les Américains nous privent de blé, de vin, d’huile, de tabac… » et insiste :

      

    « Nos rations alimentaires sont, on le voit, menacées par les Américains ». Habile propagande essayant de faire oublier l’occupation allemande. D’année en année, la liste des produits manquants s’allongent et sont remplacés par des ersatz. Et les prix flambent sur le marché noir…



    La propagande de Vichy dans les campagnes : les 
juifs boucs émissaires des restrictions

      

    On souffre de la faim mais aussi du froid. Le charbon du Nord et du Pas-de-Calais part pour l’Allemagne, le combustible manque, l’électricité est rare aussi. Les textiles, vêtements, les chaussures surtout sont introuvables. Alors le mécontentement s’accroît, contre les autorités françaises, le régime de Vichy, et surtout contre l’occupant.

    En outre, la propagande de Vichy fait des Juifs les boucs émissaires des restrictions. Dès l’été 1940, des mesures discriminatoires sont prises contre les Juifs. L’annexe 16 qui montre une carte d’identité avec l’ apposition « juif » indique que déjà, cette population est mise à part et promise au pire.

    D’autres épreuves s’ajoutent encore. Les bombardements par l’aviation alliée commencent dès la fin de l’année 1940. Les alertes se succèdent. Quand les sirènes se mettent à mugir, il faut de jour comme de nuit se précipiter vers l’abri le plus proche, s’il existe, et attendre, cloué d’épouvante, que les bombardiers passent, que le tonnerre s’atténue, ou bien que… À Nantes, les 16 et 23 septembre 1943, les bombes tuent 1500 personnes. La propagande vichyste et nazie exploite à fond ces drames, l’objectif étant de paralyser toute envie de contester une situation difficile.

     

     

    UNE POLITIQUE DE COOPÉRATION AVEC L'ALLEMAGNE

     

    nazie est menée en France par le gouvernement de Vichy, pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1940 et 1944. La politique de collaboration est une initiative de l'État français. Elle s'intègre dans une logique, celle de la Révolution nationale, et repose sur une certitude, la victoire de l'Allemagne et de ses alliés de l'Axe. À Montargis, l’appel allemand de juillet 1940 en

    ANNEXE 17 souligne qu’en zone Nord : l’occupant décide.

    L’entrevue de Montoire, le 24 octobre 1940 
entre Pétain et Hitler

      

    Initiative de l'État français : la politique de collaboration est définie par le maréchal PÉTAIN au moment où celui-ci rencontre Hitler (22 et 24 octobre 1940), à Montoire.

    Dans une allocution radiodiffusée du 30 octobre, PÉTAIN confirme que c'est « librement » que la France choisit « la voie de la collaboration ». Il s'agit, tout d'abord, de donner à l'occupant confiance en la bonne

    volonté du gouvernement de Vichy.

      

    Le 27 septembre 1940, les autorités allemandes promulguent, en zone occupée, un « statut des Juifs » reprenant les lois de Nuremberg (1935) et préconisant un recensement systématique des Juifs « apatrides » ou « nationaux », selon la terminologie vichyste, en France. Le 3 octobre, les autorités de Vichy promulguent, de leur propre chef, un statut des juifs en zone libre ANNEXE 18. Elles ont, dès le mois d'août, parrainé la création d'une « légion française des combattants » qui va apporter son soutien aux S.S. dans la chasse aux Juifs et aux « réfractaires » à ceux qui refusent l'occupation, en particulier les communistes qui sont, dès lors, systématiquement pourchassés.

     

    Une rafle. L’antichambre de la déportation, de la mort, du  créma-toire. Depuis le 7 juin 1942,
 tous les juifs de plus de 6 ans sont obligés de porter « l’étoile jaune »

      

    Dans l'esprit de PÉTAIN, la collaboration doit permettre d'atténuer les rigueurs de l'occupation ; éventuellement, elle peut permettre à la France de continuer à jouer un rôle dans l'Europe allemande après la victoire des nazis. Pétain espère que la possession d'un Empire colonial important représente un intérêt suffisant aux yeux des Allemands pour que ceux-ci acceptent de négocier un assouplissement des conditions de l'occupation.

      

    À Paris, un certain nombre de « collaborationnistes » voient en revanche, dans la politique de collaboration, un véritable choix de société : « l’ordre nouveau ». Vichy décide d’autres mesures d’exception : dissolution des syndicats, internements administratifs, suppression des libertés, censure des journaux quand ils ne sont pas interdits.

    Des pourparlers sont même entamés pour engager la France aux côtés de l'Axe : c’est le protocole de Paris du 27 mai 1941 auquel Hitler ne donne pas suite. En revanche, il accepte de bonne grâce les productions économiques de la France, dont toute l'économie est tournée vers la satisfaction des besoins du IIIe Reich. Il accepte également l'incorporation de la Légion des volontaires français contre le Bolchevisme dans les corps armés de la SS. Cependant, dès la fin de 1940, l'Empire colonial français, principal atout dans la perspective de Pétain, se dissocie de Vichy et rallie la France libre de DE GAULLE. Le temps est venu pour le Reich de faire savoir qui est le maître et le seul maître.

    Le 1er décembre 1941, Hermann GOERING, ministre de l’intérieur et chef de toutes les forces de polices allemandes, rappelle à Pétain (qui confesse être très déçu par l'attitude allemande) qu'il est hors de question pour l'Allemagne de traiter d'égal à égal avec la France vaincue. Celui-ci annonce le principe de « la relève » ou prélèvement de main-d’œuvre, et accroît la pression sur « les réfractaires » et sur les Juifs.

    La collaboration est aussi une œuvre de propagande (voir ANNEXE 19). Cette propagande s'appuie sur une presse particulièrement active en zone occupée ( l'Œuvre; Je suis partout ), sur un cinéma dont les thèmes sont directement inspirés du cinéma nazi ( le Juif Süss ), sur le prestige du monde intellectuel français, sur des expositions gigantesques : « le Juif et la France » ou « le Bolchevisme et l'Europe », dont le caractère pseudo-scientifique est destiné à convaincre les Français de la justesse des choix politiques de Vichy.

    Cette propagande est d’abord destinée aux jeunes. Elle a pour buts de les persuader que la défaite est définitive et que les ennemis de la France sont les Anglais et les Russes. La collaboration est ainsi un pari politique désastreux et ensuite un choix gouvernemental à la fois désespéré et criminel.

     

    « Le don à la patrie » Illustration allégorique figurant Pétain sur les ruines de la France, homme providentiel seul capable de redresser la France. « La France doit rester une nation paysanne »

      

    Ci-dessus, affiche de propagande en faveur du régime de Vichy. Y figurent des extraits de discours prononcés par Pétain entre juin et août 1940. On y trouve la plupart des thèmes constitutifs de la Révolution nationale.

    LE ROLE DE L’INFORMATION, LES ONDES, LA PRESSE…

    En 1940, on se moque du général Micro

    La seconde guerre mondiale est la première guerre des ondes. La radio est la révolution culturelle des années 30. Goebbels, principal lieutenant d'Hitler, responsable de la propagande au sein du IIIe Reich, avait intégré, bien avant 1939, la radio dans l’arsenal de la propagande nazie. Laval s’est intéressé de très près aux radios privées.

      

    C’est d’ailleurs à la radio que Charles de Gaulle puis Pétain se sont adressés en juin 1940 aux Français : les Allemands vont naturellement contrôler de près non seulement le contenu des programmes diffusés et des informations, mais aussi les conditions de réception des auditeurs.

      

    Bientôt il sera interdit d’ « écouter certaines émissions radiophoniques », essentiellement des postes étrangers (la BBC anglaise et les radios suisses) et de répandre les nouvelles diffusées par ces postes.

      

    Toutes les infractions constatées seront passibles du Code pénal allemand plus que sévère en la matière. La guerre des ondes commence. On rappelle périodiquement dans la presse cette interdiction assortie des sanctions.






    la guerre des propagandes

    Les Juifs auront toutefois un statut spécial en la matière : le 30 août 1941, on apprend qu’ils n’ont plus le droit de posséder un appareil de T.S.F. Cependant, l’écoute radiophonique est, malgré les brouillages, de plus en plus répandue et jamais le nombre de radio amateur n’a été aussi élevé.

      

    D’ailleurs, à partir du 31 mars 1943, la vente des postes récepteurs radio-électriques pour amateur est interdite. Pourtant, au fur et à mesure que la guerre se rapproche de la France et que la Wehrmacht recule sur tous les fronts, la radio est de plus en plus assimilée à une arme… dont ne se privent d’ailleurs pas d’user les propagandistes de Berlin, de Radio Paris et de Vichy.

    Cependant, pour le grand public français, des années 30, la presse demeure l’instrument d’informations privilégié bien que celle-ci soit soumise à une censure rigide. En effet, dès les premières semaines, les autorités allemandes imposent une censure.

    La liste Otto dont la couverture et le préambule sont reproduites ici, est complétée pendant toute l’occupation met à l’index des ouvrages suspects et envoie au pilon quelque 2242 tonnes de livres, à Paris.

      

    Heinrich HEINE (1797-1856), poète et prosateur allemand, fils de négociants juifs avait déjà dit :

    « Là où l’on brûle des livres, on finira par brûler des hommes ».

    Cependant, la connaissance de l’actualité mondiale n’est pas la seule raison d’acheter son quotidien : les motivations locales sont encore, et largement, plus importantes. Jamais, en effet le rôle de l’information, malgré sa censure n’est plus évident durant ces cinquante mois d’occupation. En l’été 1940, elle sert d’abord à faire connaître les administrations réouvertes, les ordres de l’occupant, les nouveaux horaires et surtout les noms des camps des prisonniers.

      

    Les familles ont également recours à ses colonnes pour donner de leurs nouvelles et en demander. Ce sont ensuite les problèmes de plus en plus pressants d’alimentation et de vie quotidienne. Le journal avertit des coupures de courant prévues, indique les horaires et lieux des distributions de denrées, souligne les cartes et tickets indispensables à leur obtention, mentionne les titres d’alimentation perdus ou volés, fait la morale aux délinquants des marchés parallèles.

    L’ANNEXE 20 reproduit un avis daté du 12 mai 1941 informant les Montargois des lieux de nouveaux panneaux présentant les annonces officielles, ce qui témoigne de l’importance et de la quantité de toutes sortes d’instructions.

    La moindre information peut en effet s’avérer indispensable à la vie quotidienne et jamais les administrés ne sont autant fait un devoir de ne pas ignorer la loi et les règlements.



    Deux millions de prisonniers de guerre, en Allemagne, les destructions, les restrictions, l’attente, l’angoisse, la peur, la propagande vichyste, la censure, l’oppression, la persécution, tout cela constitue le cadre de vie des Français en général pendant l’occupation. Et c’est tout cela qui provoque diverses réactions, des réactions de Résistance… dans quelques difficultés.

    Le cœur est humain dans la mesure où il se révolte
    G. Bataille - 1962

     

    sources

    http://clg-rschuman-amilly.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/

    projets/Bouat/CNR2003/Memoire_site/description.html

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Denise VERNAY

     

     

         

    « Patriotisme et civisme », ce sont bien ces deux notions qui furent les motivations majeures de mon engagement dans la Résistance.

    Qui étais-je alors ? Denise Jacob, une adolescente de 16 ans en 1940.

    Cadette d’une fratrie de quatre enfants élevés à Nice : une sœur, Milou, un frère, Jean, plus jeune, une sœur cadette, Simone.

    Notre père était architecte… et l’on a peu construit entre les deux guerres mondiales. Maman était l'âme de la maison. La famille, le lycée, le scoutisme laïc étaient les trois pôles de notre vie, pas facile, mais si riche de tendresse, d’amitié, d’activités diverses.

    Septembre 1939 c’est la guerre. Puis « la drôle de guerre » d’octobre 1939 à avril 1940. Elle était ainsi nommée car la guerre semblait pour la grande majorité de la population comme en attente, suspendue. Mai 1940, c’est l’invasion allemande, l’afflux des réfugiés, la débandade des troupes vaillamment regroupées pourtant sur certains sites de défense, cela devient la débâcle, la voix chevrotante de Pétain, l’armistice, l’occupation, la collaboration.

    Refus de croire que ça puisse être définitif, que nos alliés britanniques soient du jour au lendemain désignés comme des ennemis. La France n’est plus la France. Il est inconcevable d’imaginer une collaboration avec les nazis, régime totalitaire et inhumain. Nous avions accueillis depuis plusieurs années des réfugiés juifs allemands, ayant dû tout abandonner pour sauver leur vie.

      

    Je me souviens plus encore que des premiers décrets contre les Juifs, de celui signé par Pétain dès août 1940, je crois, livrant les réfugiés politiques à leurs tortionnaires, nos « vainqueurs ». J’ai honte, c’est inacceptable, contraire à mon idée de la France.

    Octobre 1940, j’entre au lycée en math élémentaire. La presse était alors censurée, la radio française était dans les mains de l’occupant, la télévision n’existait pas, ne restaient que les consignes données par la BBC et « les Français parlent aux Français ». Avec une camarade nous inscrivions au tableau noir les nouvelles diffusées par la radio anglaise.

      

    Des tracts dictés par Londres, recopiés, distribués, c’est très peu mais que faire ? Il n’y a pas de bureau de recrutement pour s’engager contre l’occupant, pas plus que des journaux clandestins à acheter dans les kiosques ! Il faut plus d’imagination que l’adolescente que j’étais pouvait avoir.

    Pénurie généralisée, difficultés de la vie quotidienne. On a faim, on a froid, on fait la queue, on va au lycée. À l’automne 1942, les rafles pour ramasser les étrangers juifs s’aggravent.

    Je me présente à l’Union générale des Israélites de France (l’UGIF) boulevard Dubouchage à Nice : il s’agit de cacher des enfants et souvent leurs parents juifs, réfugiés de tous pays et bloqués ici par la mer, dans des familles qui les accueillent en courant de grands risques.

      

    Cinquante ans plus tard on déclarera ces personnes courageuses

    « justes parmi les nations ».

     

    Juillet-août 1943, la chasse aux Juifs s’intensifie. Je suis alors dans un camp d’éclaireuses et décide de ne pas retourner à Nice dans ma famille, car je veux entrer dans un réseau ou mouvement de résistance.

      

    Une amie cheftaine institutrice à Saint-Marcellin me fait engager comme agent de liaison au mouvement « Franc-Tireur » qui fait partie des Mouvements unis de Résistance avec Combat et Libération. Lyon est son centre. Je plonge dès ce moment dans la clandestinité. »

    Denise Vernay in Franc-Tireur, 23 août 1946

     

     

     

    http://www.struthof.fr/fr/temoignages/temoignages-sur-la-resistancela-deportation-et-l

    a-memoire/lengagement-dans-la-resistance/denise-vernay/

     

     

     

     

    La Croix annonce que « Denise VERNAY, agent de liaison dans la Résistance et déportée à Ravensbrück, est décédée à l'âge de 88 ans, a annoncé sa famille mercredi dans le carnet du Figaro. Après le débarquement du 6 juin 1944, elle quitte la région lyonnaise pour Annecy comme agent de liaison de l'Armée secrète. Une semaine plus tard, elle est volontaire pour récupérer pour le compte du maquis du plateau des Glières, deux postes émetteurs et de l'argent qui ont été parachutés en Saône-et-Loire.

      

    La jeune femme fait le trajet vers Cluny (Saône-et-Loire) à bicyclette, soit 240 km et regagne Caluire, près de Lyon en taxi. Le lendemain, dans un autre taxi venu la prendre à Caluire, elle est arrêtée par un barrage de la Feldgendarmerie sur la route d’Aix-les-Bains.

      

    Remise à la Gestapo à Lyon, elle subit le supplice de la baignoire avant d'être déportée à Ravensbrück le 26 juillet. Elle sera finalement libérée en avril 1945 à Mauthausen où elle avait été transférée un mois plus tôt ».

     

    http://denise-vernay.journal-de-vie.fr/memorial/biographies

    /denise-vernay/page-3/#!biographies

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

    jean moulin

    Liberté Egalité Fraternité

    Vigilance et persévérance

    Un pas, encore un pas

     Honneur et Patrie

    Croire et Oser

    Etre etDurer

     

      

      

      

    La place des femmes dans le résistance a été reconnue tardivement dans l'historiographie de la Seconde Guerre mondiale. En effet, c'est a partir du moment où la communauté scientifique s’est penchée sur la résistance quotidienne, loin des luttes armées, que l'importance du rôle des femmes a réellement émergé.

     

    Cacher, héberger, nourrir, approvisionner :

     

    telles étaient les missions que la majorité d'entre elles exerceraient dans la clandestinité. Au sein des réseaux, elle assuraient les travaux de secrétariat, étaient agents de liaison ou officiaient dans les services sociaux.

      

    Elles se faisaient aussi trublions dans les manifestations publiques.

      

    D’autres avaient rejoint les unités de la France Libre, comme médecins, infirmières, aviatrices.

     

    Leur engagement a été peu valorisé à la Libération, ce que traduisent les chiffres : on ne compte que 6 femmes parmi les 1059 Compagnons de la Libération; de même, seulement 10% des Médaillés de la Résistance sont des femmes.

     

    Mais l’année 1975 marque une tournant:

    dans la foulée de la vague féministe, un colloque organisé par l’Union des femmes françaises leur est consacré, premier du genre à mettre en avant leur rôle important dans la Résistance.

     


    Les publications et les travaux universitaires sur le sujet vont peu à peu se multiplier.

     

    Décrypter les spécificités de la Résistance féminine revient à remettre en cause un schéma convenu de « La Résistance», de ses rouages, ce qui peut expliquer la frilosité des historiens à s’être penchés plus tôt sur ce volet « opaque », mais pourtant authentique, de l’histoire de la Résistance.
     

    Les résistantes ont pu contribuer de leur côté à cette désaffection, en martelant une image

    « attendue » de la féminité, teintée de modestie et de discrétion.

      

    L’histoire de cette période ne saurait pourtant s’écrire sans elles, héroïques au même titre que leurs homologues masculins.
    Les jeunes générations ne s’y trompent pas, qui se passionnent pour le sujet.

      

      

    http://www.chrd.lyon.fr/chrd/sections/fr/pages_

    fantomes/fiches_thematiques/les_femmes_dans_la_r/

      

    >>> retour aux fiches thématiques

    >>> voir aussi les biographies

     

     

     

     

    Danielle CASANOVA

     

     

    Denise Vernay

     

     

     

    Marie Madeleine Fourcade
    © coll. Pénélope Fraissinet

     

     

     

     

     

     

    Madeleine Riffaud
    © coll.particulière

     

     

     

    Laure Diebold
    © coll.particulière

     

     

     

     

     

     

    Marie Claude Vaillant-Couturier
    © Ministère de la Défense - DMPA

     

     

     

     

     

     

    Véra Obolensky
    © Ministère de la défense - DMPA

      

      

     

     

    Lucie Aubrac
    © Ministère de la défense - DMPA

     

     

     

     

    SOURCES

    http://cercle.jean.moulin.over-blog.com/article-les-femmes-

    dans-la-resistance-une-force-vive-115983741.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

     

    Il y a 16 vidéos... la suite des films totalement indédits de l'Armée Américaine.

     

     

    Pour apprécier ces vidéos - cliquer sur le logo central de

    RADIONOMY

      

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour apprécier ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

      

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

      

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour apprécier ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de radionomy

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central deRADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de radionomy

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES

    par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

      

      

      

      

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

     

      

      

      

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour appéricer ces vidéos - cliquer sur le logo central de DEEZER

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

    le rôle trouble d’Eva Peron

     

      

    Dans la saga d'opérette du pouvoir péroniste, il y a une figure clé. Une véritable madone, érigée en tout cas en tant que telle par son époux, qui ira à sa mort- d'un cancer-jusqu'à faire embaumer son corps (par un médecin allemand !) pour perpétuer un mythe créé de toutes pièces. Le mythe d'une première dame soucieuse des pauvres, dont elle était issue, et qui en fait a été le plus beau "ticket" de contact entre les nazis et l'église catholique, qui avait pris en charge, on le sait, la fameuse "route des rats" pour les extrader d'Allemagne après la guerre. Son rôle exact, des années après, a été mis à jour. Place aux beaux voyages d'Evita, qui cachaient de bien sombres aspects.

     

     

    Pendant qu'il rêve à ses exploits nucléaires ou aériens, Juan Peron, pour asseoir son pouvoir d'opérette, va en effet, mettre en place une communication visant le petit peuple, où sa seconde femme, midinette actrice de série B, va jouer un rôle prépondérant. Eva Peron, surnommée Evita, l'icône fabriquée pour le peuple mais aussi noyée jusqu'au cou dans les contacts avec les nazis, révèleront des documents cités ici par Georg Hodel, dans son article d'If Magazine, sorti en février 1999.

      

      

    Un article qui jetait une lumière plutôt crue sur le régime de Peron, et le rôle qu'avait pu y jouer sa femme. "Avec l'Europe dans le chaos et les alliés près de la victoire, des dizaines de milliers de nazis haut placés perdus de vue, qui essayèrent de se mêler aux réfugiés en commençant à tracer ce qu'on a appelé les "rat lines", rappelle l'auteur, qui cite tout de suite l'homme important du régime, un nazi lui aussi : "à la fin de ce voyage en Argentine se retrouvait Rodolfo Freude. Il est également devenu le secrétaire privé de Juan Peron, l'un des principaux bienfaiteurs d'Evita et le chef de la sécurité intérieure argentine". Bref, en Argentine, celui qui dirigea les services secrets était également un nazi expatrié ! Mieux ou pire encore : "Freude père, Ludwig, a joué un autre rôle clé. En tant que directeur de la Banco Aleman Transatlantico à Buenos Aires, il a dirigé la communauté pro-nazi allemande en Argentine et a agi à titre de gestionnaire de fortune pour des centaines de millions de marks allemands que les principaux collaborateurs du Führer envoyaient en Argentine vers la fin de la guerre". On l'a dit déjà dans cette série d'épisode, ce sont bien les nazis qui organisaient leur fuite, en payant très cher, avec l'argent volé un peu partout en Europe : l'or des nazis a essentiellement servi à acheter leur départ vers l'Argentine.

      

      

    "En 1946, la première vague de fascistes vaincus était de s'installer dans de nouveaux foyers argentins. Le pays a également été alors en proie à des rumeurs selon lesquelles les sympathisants nazis avaient commencé à demander des comptes à Peron, pour les remercier d'avoir financé sa campagne pour la présidence, qu'il avait remporté avec sa magnifique femme à ses côtés". Peron avait été élu avec une campagne faite de tracts, de slogans publicitaires filmés et de meetings, une des premières du genre sur le continent, qui lui avaient coûté très cher en effet. "En 1947, Peron habitait dans le palais présidentiel argentin et il avait été entendu par des milliers d'autres nazis attendant désespérément de fuir l'Europe. La scène était prête pour l'un des plus troublants transferts par bateaux de l'histoire humaine. Les documents d'archives révèlent en effet qu'Eva Peron s'était portée volontaire pour servir comme émissaire personnelle du général Peron, auprès de ces nazis cachés. Evita était déjà devenue une légende argentine..." Evita Peron, devenue messagère pour les nazis, voilà qui ternit pas mal l'image à l'eau de rose que le pouvoir avait mise en place sur sa personne !

    Pour aider son dictateur de mari à se rapprocher de ces chers nazis, Eva Peron va réaliser un tour d'Europe assez étonnant en 1947, appelé le "Rainbow Tour" chez les anglo-saxons. Elle y jouera un rôle d'ambassadrice d'un genre très particulier. L'un des premiers voyages d'Evita Peron à l'étranger est en effet pour aller saluer Franco, le dictateur resté en place après guerre. "En Espagne, Evita aurait rencontré en secret les nazis qui ont fait partie de l'entourage d'Otto Skorzeny, le chef de commando autrichien plutôt fringant, surnommé Scarface en raison d'une cicatrice de duel sur sa joue gauche. Bien que détenu par les alliés en 1947, Skorzeny était déjà le chef présumé de l'organisation clandestine, "Die Spinne" ("l'araignée"), qui a utilisé des millions de dollars pillés dans la Reichsbank pour évacuer clandestinement les nazis de l'Europe vers l'Argentine. Après s'être échappé en 1948, Skorzeny avait mis en place l'organisation légendaire Odessa, ayant misé sur d'autres fonds nazis cachés, pour aider les ex-SS à reconstruire leur vie - et le mouvement fasciste --- en Amérique du Sud."
      
    Le premier rendez-vous de l'icône du petit peuple argentin était bien entendu resté discret. L'étaient beaucoup moins ses distributions de billets de 100 pesetas "à chaque enfant pauvre qu'elle croisait sur sa route". Une légende, ça se crée, et ça s'entretient. Le second avait été pour rencontrer le Pape, et le saluer pour ses efforts... pendant la guerre, à réussir à ne pas se fâcher avec le nazisme sans trop perdre la face.
      
      
    "La beauté charismatique se rendit à Rome pour une audience avec le Pape Pie XII, une réunion au Vatican qui a duré plus longtemps que d'habituel baiser sur la bague papale. À l'époque, le Vatican a agi à un poste de façon cruciale pour distribuer de faux documents aux fugitifs fascistes. Le pape Pie lui-même était considéré comme un sympathisant de la ligne dure anti-communisme des fascistes, mais il avait gardé une distance publique plutôt discrète avec Hitler. Or un rapport top-secret du département d'Etat rapport de mai 1947 - un mois avant le voyage d'Evita - avait appelé le Vatican "la plus grande organisation impliquée dans le mouvement illégal des émigrés,« y compris de nombreux nazis" .Les principaux ex-nazis tard ayant publiquement remercié plus tard le Vatican pour son aide indispensable".
      
    Au passage, Eva Peron, en France, avait pris le temps d'aller baiser la "sainte couronne d'Epines" à Notre-Dame de Paris, clame la presse du moment.
      
    On entretient toujours la légende...
     
      
    Une fois l'Italie visitée, Evita souhaitait rentrer via l'Angleterre...
      
    "Après son séjour romain, Evita espérait rencontrer la reine Elizabeth en Grande-Bretagne . Mais le gouvernement britannique hésita, de peur que la présence de la femme de Perón puisse provoquer un débat embarrassant sur penchants pro-nazis de l'Argentine et raviver le débat de la sollicitude de la famille royale-guerre d'avant guerre avec Hitler.
      
    Au lieu de cela Evita s'est détournée vers Rapallo, une petite ville près de Gênes sur la Riviera. Là, elle a été l'invitée d'Alberto Dodero, propriétaire d'une flotte argentine connue pour le transport de certaines marchandises la plus désagréable du monde. Le 19 Juin 1947, au milieu du voyage d'Evita, le premier des navires de Dodero, le Santa Fe, arrivait à Buenos Aires et des centaines de nazis qui descendaient sur les quais de leur nouveau pays.  
      
    Au cours des années suivantes, les bateaux Dodero auraient transporté des milliers de nazis en Amérique du Sud, y compris certains des criminels les plus vils d'Hitler, tels Mengele et Eichmann, selon Jorge Camarasa, l'historien argentin". Dodero, qu'on retrouvera à un moment concurrent d'Onassis...
      
    la future femme de ce dernier lorgnant sur Jorge Tchomelkdjoglou, autre grande fortune (textile) argentine. Selon El Pais, c'est avec l'argent de Dodero qu'Evita avait racheté "Democracia", une feuille de chou locale, pour en faire un organe de presse dévolu au Péronisme.
      
    Onassis ayant lui offert 10 000 petits dollars à la fondation Eva Peron.
      
    Une légende, ça s'imprime partout et ça fait vendre les magazines !
     
      
    Enfin, pour clore son précieux périple européen, "le 4 août 1947, Evita et son entourage filèrent vers le nord de la ville majestueuse de Genève, le centre de la finance internationale.
      
    Là, elle participa à plusieurs rencontres avec des personnalités-clés de l'appareil pour faire échapper les nazis. Elle fut accueillie par un diplomate suisse nommé Jacques Albert Cuttat, qu'elle connaissait bien : Evita avait connu Cuttat alors qu'il travaillait à la Légation de Suisse en Argentine 1938 à 1946. Des documents nouvellement rendus publics en Argentine, provenant de la Banque centrale du pays, ont montré que pendant la guerre, la Banque centrale suisse et une douzaine de banques privées suisses également ont maintenu des comptes-or suspects en Argentine.
      
      
    Parmi les titulaires de compte figurait Jacques Albert Cuttat. Les fichiers suisses accusaient Cuttat de diriger de façon non autorisée des entreprises privées et de maintenir de contacts avec les nazis pendant la guerre. En dépit de ces allégations, le gouvernement suisse avait promu Cuttat, qui était devenu chef du protocole du service suisse des Affaires étrangères, après son retour d'Argentine en Suisse. À ce titre, Cuttat avait escorté Eva Peron à des réunions avec des hauts fonctionnaires suisses. Le couple avait rencontré Max Petitpierre, le ministre des Affaires étrangères et Philipp Etter, le président de la Confédération. Après sa visite « officielle » Evita avait repris ses habitudes. Apparemment, elle a rejoint des amis pour le repos et les loisirs dans les montagnes de Saint-Moritz. Mais les documents relatant sa tournée suisse ont révélé qu'elle avait continué à établir des contacts d'affaires susceptibles de faire progresser à la fois le commerce de l'Argentine et la réinstallation des sbires d'Hitler. Elle a été notamment l'invitée de l'Instituto Suizo-Argentino "lors d'une réception privée à l'Hôtel Baur au Lac à Zurich", la capitale des banques du secteur de langue allemande de la Suisse.  
      
    Là, le Professeur William Dunkel, le président de l'Institut, devant un auditoire de plus de 200 banquiers et hommes d'affaires suisses, ainsi qu' Eva Peron avait effectué un discours sur les "infinies possibilités que représentait l'Argentine". Sur la photo prise à Berne par Frank Garbely, qui a relaté ici les rencontre suisses, Evita Peron, est bien en conversation avec les conseillers fédéraux Max Petitpierre (à droite) et Philipp Etter (au centre). A ses côtés, Jacques-Albert Cuttat, l'ex-ambassadeur suisse à Buenos Aires cité ici. Garbey y ajoute une note savoureuse : (...)
      
    "en 1947, Berne et Buenos Aires partagent la même obsession : se doter de la bombe atomique. Sur ordre du Département militaire, le physicien zurichois Paul Scherrer dirige un projet atomique archisecret et est chargé d’espionner ses collègues étrangers. Il aurait même visité le laboratoire andin de Bariloche. Le projet argentin échoue cependant : l’expérience de fusion thermonucléaire annoncée n’est qu’une tricherie scientifique..." Pour beaucoup, Scherrer, recruté par la CIA, avait tout fait pour ralentir le projet suisse... de là à conclure que sa visite à Bariloche avait permis aux USA de s'apercevoir que le projet argentin ne tenait pas debout...
     
    Les vidéos du web
    PlayArrow
    http://www.ina.fr
    PlayArrow
    www.paramountpictures.fr
    PlayArrow
    http://www.lavoixdunord.fr
    PlayArrow
    www.sephora.fr
    PlayArrow
    http://www.ina.fr
    PlayArrow
    http://www.dailymotion.com
    Il y a 19 années - 2 minutes

    Claude Villers raconte d'une façon romancée la vie d'Eva Peron. Cette jeune femme illégitime (...)

    www.ina.fr [?]
     
      
      

    "Récemment publiées, des documents d'archives suisses expliquent ce qui se cachait derrière cet enthousiasme.
      
    L'ambassadeur de Peron en Suisse, Benito Llambi, avait entrepris une mission secrète pour créer une sorte de service d'émigration afin de coordonner la fuite des nazis, en particulier ceux ayant des compétences scientifiques.
      
    Déjà, Llambi avait mené des pourparlers secrets avec Henry Guisan Jr., un agent suisse dont les clients incluaient un ingénieur allemand qui avait travaillé pour l'équipe de missiles de Wernher von Braun. Guisan avait offert à Llambi les plans des fusées "V2" et "V3".
      
    Guisan lui-même émigrera en Argentine où il a créera plusieurs entreprises spécialisées dans l'achat de matériel de guerre. Son ex-femme plus tard, a dit aux enquêteurs : « J'ai eu à assister à rencontre avec des associés d'affaires de mon ex-mari, à qui je préfèrais ne pas serrer la main. Quand ils ont commencé à parler d'affaires, j'ai dû quitter la salle. Je me souviens seulement que des millions étaient en jeu. " Benito Llambi, qui deviendra ministre de l'intérieur de Peron lors de son retour dans les années 70... Une légende, même morte, on pe ses liens.
      


    "Selon la Service de police de Berne, les fichiers sur ses rendez-vous secrets de ce bureau de l'émigration secrète nazie sortaient de la rue Marktgasse, au N°49 au centre-ville de Berne, la capitale suisse. L'organisation était dirigée par trois Argentins - Carlos Fuldner, Herbert Helfferich et le Dr Georg Weiss. Un rapport de police les a décrits comme "110 pour cent nazis".
    Le chef de l'équipe, Carlos Fuldner, était le fils d'immigrants allemands en Argentine, qui était retourné en Allemagne pour étudier. En 1931, Fuldner avait rejoint les SS, puis a avait été recruté en intelligence étrangère allemande. À la fin de la guerre, Fuldner avait fui à Madrid avec un avion rempli de documents d'art volés, selon un rapport du Département d'État des États-Unis. Il s'installa ensuite à Berne où il se présentait en tant que représentant des transports de l'aviation civile argentine. Fuldner était ur place pour aider la première vague d'émigrés nazie." Carlos Fuldner était en contact direct avec l’évêque argentin, Mgr Antonio Caggiano, qui deviendra cardinal sous Pie XII, l'un de ceux à la tête des "rat lines". Lors de sa première rencontre, Caggiano est accompagné de deux hommes qui disent appartenir une sorte de congrégation secrète appelée la Sainte Alliance, en réalité les services d'espionnages du Vatican. L’un d'entre eux n'est autre que Stefan Guisan, lui même arriva sur place grace à Krunoslav Draganovic, l'autre tête de pont de l'organisation pour faire fuir les rats...
    Et on retombe ainsi sur notre visiteur d'hôtel : "L'un des premiers nazis premier à atteindre Buenos Aires par l'intermédiaire des "rat lines" avait été Erich Priebke, un officier SS accusé d'un massacre de civils italiens. Un autre a été croate le leader oustachi Ante Pavefic. Ils ont été suivis par le commandant du camp de concentration Joseph Schwamberger et le médecin sadique d'Auschwitz, Joseph Mengele. Plus tard, le 14 Juin 1951, le navire d'émigrants, "Giovanna C », a transporté l'architecte de l'holocauste Adolf Eichmann en Argentine où il s'est présentécomme un technicien sous un faux nom. Fuldner avait trouvé un emploi à Eichmann chez Mercedes-Benz-Argentine" (c'est là où le mossad l'arrêtera en 1959 !). Priebke, celui à qui notre U-Bootiste passionné avait serré la main à Bariloche ! Décédée d'un cancer à 33 ans, elle n'en n'avait pourtant pas fini avec... le Vatican, la légende argentine. "Son corps a été embaumé et exposé jusqu'à ce qu'un coup d'État militaire ne chasse son mari du pouvoir en 1955. Son corps a alors été secrètement transporté en Italie, à Milan, puis enterré au cimetière Maggior, avec l'assistance du Vatican, sous la fausse identité de Maria Maggi de Magestris.
      
    Seul le pape Pie XII - et ses successeurs -, les colonels de l'agence de renseignement SIE Héctor Eduardo Cabanillas et Hamilton Díaz, fondateur de l'agence privée de sécurité ORPI, le prêtre Francisco « Paco » Rotger, confesseur personnel du général Lanusse et membre de la Société de saint Paul, connaissaient alors la localisation de la dépouille. Le général Aramburu, Lanusse et le supérieur de la Société de saint Paul à Buenos Aires, le père Hércules Gallone, savaient eux qu'Eva était enterrée « quelque part en Italie » Lorsqu'Aramburu fut enlevé par les Montoneros, il avoua à ces derniers qu'Evita avait été inhumée en Italie". L'épisode rocambolesque du viol de la sépulture de l'ex-President Pedro Eugenio Aramburu par les Monteneros en 1974 avait été décrit ici. Le corps embaumé de retour d'Italie avait été exposé ici, et dans Time Magazine.
      
      
    Le retour du cercueil étant ici. Décidément, la papauté a eu des liens très forts avec les dictatures : l'ambassadrice auprès des nazis transformée en madone avait eu droit à bien des égards de la part de Rome. Maintenant, on sait au moins pourquoi, remarquez. superbe documentaire sur Carlos Fuldner ici, extrait de "Nazi Gold in Argentina"
      

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

      

      

      

      

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE

    lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour apprécier ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

    CES VIDEOS sont RARES - TROUPES AMERICAINES FILMEES par l'ARMEE AMERICAINE lors du DEBARQUEMENT EN NORMANDIE

     

    Pour apprécier ces vidéos - cliquer sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne de gauche, en bas) le fond musical sera supprimé

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious

    votre commentaire
  •  

    Joséphine Baker (1906 - 1975)

    les sanglots longs des violons de l'automne blesse mon coeur d'une langueur monotone...

     

     

      

      

    Née le 3 juin 1906 de Carrie McDonald et de Eddie Carson, elle grandit dans les quartiers pauvres de Saint-Louis (Missouri). A l'âge de 13 ans, elle quitte le foyer familial et devient serveuse.

      

    Elle débute comme danseuse dans de petites troupes, puis elle rejoint la troupe The Jones Family Bound qui se produit de Washington à Saint Louis. A 18 ans, elle s'établit à New-York, où elle participe à plusieurs productions dont les folies bergères et à la Revue Nègre.

    En 1925, sa troupe se produit à Paris au Théâtre des Champs-Elysées. La jeune artiste conquiert rapidement le public parisien où la mode du jazz fait rage. Danseuse de cabaret, elle interprète un tableau baptisé "la danse sauvage". Un an plus tard, elle mène les revues aux Folies-Bergère.

      

    Elle y danse, vêtue de sa fameuse ceinture de bananes, et commence à chanter. C'est en 1930, au Casino de Paris, où sa revue succède à celle de Mistinguett, qu'elle interprète "J'ai deux amours". En Europe elle accumule les succès : elle est nommée reine de l'Exposition coloniale en 1931, joue dans "Zouzou" avec Jean Gabin et dans "Princesse Tamtam", se produit au Casino de Paris dans "Si j'étais blanche" et monte en 1934, "La Créole", une opérette d'Offenbach.

     

    Photo de Joséphine Baker. Source : www.doctormacro.com

      

    L'année suivante, Joséphine Baker, de retour aux Etats-Unis présente son spectacle devant un public très mitigé. Elle regagne la France où, en 1937, elle épouse un français et devient citoyenne française.

     

     

    Portrait de Joséphine Baker. Source : www.cmgworldwide.com

     

     

     

    A la déclaration de guerre, elle peut se produire encore aux Folies-Bergère et au Casino de Paris aux côtés de Maurice Chevalier. Fidèle à son pays d'adoption, Joséphine Baker s'engage dans la Résistance, travaillant pour les services de renseignements de la France Libre avec le grade de sous-lieutenant de l'armée de l'Air, corps auxiliaire féminin.

      

    C'est Daniel Marouani qui propose à Jacques Abtey, chef du contre-espionnage militaire à Paris, de l'engager. Ainsi, durant la drôle de guerre (septembre 1939 et mai 1940) Josephine Baker recueille des informations sur l'emplacement des troupes allemandes auprès des officiels qu'elle rencontre dans des soirées.

      

    A la même époque, elle se produit sur la Ligne Maginot pour remonter le morale des troupes. Mais, à partir de l'été 1940, la Ligne Maginot franchie et suite aux lois racistes du gouvernement de Vichy, elle est interdite de scène. Sensée partir en tournée au Portugal et en Amérique du Sud, en compagnie d'Abtey, elle apporte au Portugal des renseignements écrits à l'encre sympathique sur ses partitions.

      

    Elle remonte "La Créole" afin de pouvoir reprendre contact avec Paillole à Marseille avant de rejoindre Abtey au Portugal alors pays neutre, puis de partir pour l'Afrique du Nord.

      

    En partant pour le Maroc, elle aide Solmsen, producteur de cinéma d'origine allemande, et son ami Fritz à quitter la France.

     

    Installée à Marrakech, elle cultive les relations politiques : Moulay Larbi el-Alaoui, le cousin du sultan, et Si Mohammed Menebhi, son beau-frère, fils de l'ex-grand-vizir, et Si Thami el-Glaoui, le pacha de Marrakech.

    Cest en tant que commandant de la base qu'il avait accueilli le 15 Mai 1945 Joséphine Baker venue faire une représentation pour distraire les personnels français d'Elvington.

      

      

      

      

    A partir de 1943, Joséphine Baker devient une véritable ambassadrice de la France Libre.

      

    Au printemps, elle entreprend une vaste tournée au Maghreb, en Egypte et au Machrek. A cette occasion, elle devient officiellement sous-lieutenant des troupes féminines auxiliaires de l'armée de l'air française.

      

    Cette activité de résistante de Josephine est rendue publique dès 1949 par un ouvrage de Jacques Abtey, La Guerre secrète de Josephine Baker, accompagné d'une lettre du général de Gaulle.



    La reconnaissance officielle est acquise le 18 août 1961 :

      

    le général Valin lui remet les insignes de la Légion d'honneur, ainsi que la Croix de Guerre avec palme.



    Remariée à Jo Bouillon, elle s'investie dans la défense des droits civils et vient en aide aux victimes de guerre, enchaînant les galas de bienfaisance. Son activité caritative prend le pas sur sa carrière dont elle se retire en 1949. Elle achète un château, à Milandes, dans le Périgord est se met à adopter des enfants orphelins.

    Prise dans des difficultés financières, elle recommence les tournées mondiales sur une scène où le cabaret ne fait plus autant recette. Son acharnement la mène à nouveau en 1975 sur la scène de Bobino pour un spectacle retraçant sa carrière. Un succès de courte durée cependant, elle décède suite à un malaise, quatre jours après la première.

     

    Source : Abtey J., 2e Bureau contre Abwehr, Paris, La Table Ronde, 1966 - Abtey J., La Guerre secrète de Josephine Baker, Paris, Siboney, 1949 - Bilé S., Noirs dans les camps nazis, Edittions du Serpent à Plumes, 2005...

     

    1Joséphine BAKER....dans la Résistance sous l'occupation..939-1945 : Un engagement volontaire dans la Résistance

    L'entrée en guerre

    En septembre 1939, quand la France déclara la guerre à l'Allemagne en réponse à l'invasion de la Pologne, Josephine fut recrutée par le Deuxième Bureau. On y cherchait en effet des gens dont leur profession permettait de se déplacer librement et de recueillir des informations.

      

    Dans les faits, ce fut Daniel Marouani, frêre aîné de l'agent de Josephine, qui suggéra à Jacques Abtey, chef du contre-espionnage militaire à Paris, de l'engager. Ainsi, durant la drôle de guerre, entre septembre 1939 et mai 1940, Josephine glana toutes les informations qu'elle put sur l'emplacement des troupes allemandes auprès des officiels qu'elle rencontrait dans des soirées. Elle reprenait le soir sa place au Casino de Paris. De plus, dans l'après-midi, elle consacrait quelques heures au tournage de son dernier film "Fausse alerte".

     

    Ce long métrage, qui fut pourtant entièrement tourné et officiellement diffusé, passa inaperçu. Son héroïne ne le mentionna pas dans ses mémoires et la débutante Micheline Presle, qui campait là l'un de ses tout premiers rôles, avoue aujourd'hui n'en avoir conservé qu'un vague souvenir, tant le contexte de l'époque fit de cette production une oeuvre bâclée. Enfin, elle soutint le moral des troupes en se produisant avec Maurice Chevalier sur la ligne Maginot.

     

      

      

    Les représentations du Casino de Paris furent définitivement interrompues lorsque les Allemands eurent franchis la ligne Maginot. Josephine gagna en voiture le château des Milandes, en Dordogne, où elle vivait depuis 1936. Jacques Abtey, lui, avait décidé de rejoindre de Gaulle à Londres et d'établir une liaison entre les réseaux de résistance de France et d'Angleterre.

      

    Il espérait que Josephine trouverait un moyen de l'aider. Ainsi, durant l'été 1940, il retrouva Josephine aux Milandes qui abritaient également un officier de marine français né au Mexique, un aviateur breton et un couple de réfugiés belges. Pour mieux s'organiser, Josephine se dota de moyens sophistiqués en faisant installer un puissant récepteur radio dans la grosse tour du château.

     

     

      

      

    L'aventure africaine

    Abtey prit contact avec le colonel Paillole, qui dirigeait le contre-espionnage militaire à Marseille. Il deviendrait Jean-François Hébert, ancien artiste de music-hall et désormais secrétaire et assistant de Josephine. Celle-ci était sensée partir en tournée au Portugal et en Amérique du Sud, et Abtey l'accompagnerait, apportant au Portugal des renseignements à transmettre en Angleterre. Ces renseignements étaient écrits à l'encre sympathique sur les partitions de Josephine.

     

    Seulement, Josephine devait reprendre contact avec Paillole : elle partit donc pour Marseille. Rien ne justifiant sa présence dans la cité phocéenne, elle y reprit "la Créole", l'opérette qu'elle avait jouée à Paris en 1934.

      

    Abtey, toujours au Portugal, reçut des instructions de Londres : il transmettrait à de Gaulle et à ses alliés britanniques les informations que recueilleraient en France Paillole et son réseau de résistance. Baker et lui seraient basés au Maroc, où Paillole ferait parvenir à Abtey les renseignements qu'il apporterait à son tour au Portugal ; du Portugal, un contact direct pouvait être établi avec Londres. En partant pour le Maroc, Josephine et Abtey purent aider Solmsen, producteur de cinéma d'origine allemande, et son ami Fritz à quitter la France.

     

    Ainsi se retrouvèrent-ils tous à Casablanca. Abtey n'ayant pu obtenir de visa, Josephine se rendit seule au Portugal transmettre les informations de Paillole. De retour au Maroc et désormais installée à Marrakech, elle reprit sa vie avec Abtey. Elle y avait des amis importants : Moulay Larbi el-Alaoui, le cousin du sultan, et Si Mohammed Menebhi, son beau-frère, fils de l'ex-grand-vizir, qui occupait à Marrakech le palais de son père. Grâce à eux, Josephine fit la connaissance de Si Thami el-Glaoui, le puissant pacha de Marrakech.

     

     

    Une absence provisoire

    Josephine tomba malade en juin 1941. Elle entra à cette date à la clinique Mers Sultan à Casablanca et n'en ressortit qu'en 1942. Non seulement sa carrière d'agent de renseignements militaire était terminée, mais sa vie même faillit prendre fin par trois fois.

      

    A l'origine du mal, Lynn Haney, auteur d'une biographie de Josephine, parlera de fausse couche donnant lieu à une infection. Jacqueline Abtey, elle, parlera d'une mauvaise réaction à une injection d'Ipedol. Ce ne fut qu'un an après son entrée en clinique qu'elle fut assez forte pour subir une opération.

     

    Quand les troupes américaines entrèrent à Casablanca, Josephine voulut sortir les voir. Un mois plus tard, elle quittait la clinique de Casablanca et retournait à Marrakech achever de se rétablir. Mais elle tomba à nouveau malade, atteinte cette fois-ci de paratyphoïde.

      

      

    Dès qu'elle se sentit mieux, Sidney William, directeur des activités de la Croix Rouge au profit des soldats noirs américains d'Angleterre et d'Afrique du Nord, vint la chercher : il lui demanda de chanter pour l'ouverture du club de la Croix Rouge destiné aux soldats américains noirs de Casablanca. Elle accepta, et, en mars 1943, elle se retrouva à chanter en public pour la première fois depuis deux ans.

     

     

    Un come-back en forme de propagandeJoséphine BAKER....dans la Résistance sous l'occupation..

    Josephine se mit à chanter régulièrement pour les soldats français, britanniques et américains d'Afrique du Nord. Elle devint à cette époque une vraie gaulliste. Ainsi, au printemps 1943, de Gaulle installant à Alger son quartier général, il lui offrit une petite croix de Lorraine en or pour la remercier de ses services.

      

    Elle était son ambassadeur, son instrument de propagande en Afrique du Nord. Au cours d'une longue tournée avec Abtey, sur ordre militaire, Si Mohammed Menebhi les accompagna, déguisé en interprète. Tous trois traversèrent en jeep toute l'Afrique du Nord, de Marrakech au Caire.

     

    Du Caire, ils gagnèrent Beyrouth par avion pour poursuivre leur tournée à travers le Moyen-Orient. En Syrie et en Palestine aussi bien qu'au Liban, ils donnèrent des représentations au profit de la résistance. Essentiellement en reconnaissance des services de propagande qu'elle avait rendus au cours de cette impressionnante tournée, on la fit sous-lieutenant des troupes féminines auxiliaires de l'armée de l'air française.

     

    Le retour en France

    Après la libération de Paris, en août 1944, Josephine rentra en France avec les autres femmes de l'armée de l'air, par train d'Alger à Oran, puis par bateau jusqu'à Marseille, où elle débarqua en octobre.

    On la vit goûter à nouveau l'air de Paris et descendre les Champs Elysées dans son uniforme, poursuivie par une meute de journalistes. Désormais, elle donnait des spectacles dans toute la France pour l'armée et les hôpitaux. Elle prit pour chef d'orchestre Jo Bouillon et refusa de se faire payer. Après le sud puis l'est de la France, vint l'entrée en Allemagne. Buchenwald la surprit dans toute son horreur ; elle chanta pour les survivants.

     

    Puis, ce fut une tournée qui emmena Josephine et l'orchestre de Jo Bouillon en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Norvège, en Finlande, au Danemark et en Suède. Durant l'année 1946, elle continua d'avoir des ennuis de santé, et, en octobre 1946, elle était dans une clinique de Neuilly pour une nouvelle opération au ventre lorsqu'elle fut décorée de la médaille de la Résistance. Le colonel de Boissoudy lui épingla sa médaille sous les yeux de madame de Boissieu, la fille de de Gaulle.

     

    Dernière étape à Buchenwald

    Après ses très nombreuses missions en Afrique, Joséphine Baker est officiellement engagée pour la durée de la guerre à Alger, le 23 mai 1944, dans l'armée de l'Air. Elle devient alors sous-lieutenant, rédactrice première classe, échelon officier de propagande. Elle est affectée à l'état-major général de l'Air et précisément à la direction des formations féminines administrées par le quartier Hélène Boucher. Le 6 juillet 1944, le commandant Bortzmeyer détache le sous-lieutenant Baker à la sixième sous-section administrative, service des "liaisons secours".

      

    Le 11 juillet, le ministre de l'Air confirme cette mutation et affecte

    Joséphine Baker au bataillon de l'air 117. 

     

     

    Il demande également que l'artiste puisse obtenir un rappel de solde pour ses services à l'armée. Comme Joséphine Baker avait cessé de faire des spectacles personnels depuis le début de la guerre, elle n'avait plus de ressources. Travaillant exclusivement pour de Gaulle et pour la libération de la France, le minimum qu'elle pouvait attendre était que sa solde lui soit versée.

      

    C'est le commandant Pourtal qui régularisera son dossier.

    Octobre 1944, Joséphine Baker est de retour à Paris, pour peu de temps. Elle est chargée par le général de Lattre de Tassigny de suivre la première armée française au fur et à mesure de son avance dans les pays libérés afin de chanter et de recueillir de nouveaux fonds.

      

    Toujours aussi enflammée sitôt le nom du général de Gaulle prononcé, elle réussit à convaincre tout un orchestre de la suivre. Les galas ont d'abord lieu à Monte-Carlo, Nice, Cannes, Toulon.

     

    Le secours aux sinistrés qu'elle récolte ainsi approche les deux millions de francs. Les spectacles se poursuivent à Belfort, le jour même de l'entrée des troupes de De Lattre. Malgré la neige et le froid, Joséphine et son orchestre se produisent pour les sinistrés.

    À Strasbourg qui vient d'être repris, quand elle fait déployer le drapeau à croix de Lorraine qui ne la quitte plus, on vient annoncer qu'un commando vient de passer le Rhin pour la première fois.

     

    À Mulhouse, elle est la première artiste française à revenir sur la scène du Municipal depuis 1940. Dans le triomphe qu'elle fait, on l'associe à la France, et elle rayonne d'émotion. Sa dernière étape est Buchenwald où elle chante, assise sur un lit de typhique, dans la salle des « intransportables ».
    L'oeuvre militante de Joséphine Baker, sera honorée.

     

    Le 6 octobre 1946, le colonel de Boissoudy vient épingler sur la chemise de malade de l'artiste, à nouveau hospitalisée, la médaille de la Résistance avec rosette, en présence de Jean-Pierre Bloch. La médaille de la France Libre et la médaille de la commémoration de la Guerre 39-45 viennent compléter la distinction que représente la médaille de la Résistance.

      

      

    Enfin, le 18 août 1961, Joséphine Baker reçoit des mains du général Valin les insignes de la Légion d'honneur ainsi que la Croix de guerre avec palme.

     

     

     

     
     
    L'activité de résistante de Josephine fut rendue publique en 1949 à travers un ouvrage de son co-équipier, Jacques Abtey, La Guerre secrère de Josephine Baker, accompagné d'une lettre liminaire de de Gaulle, puis à nouveau en 1961, à travers un récit romancé.

      

    La véritable récompense de ces années de guerre eut lieu le 18 août 1961 aux Milandes.

     

    Ce jour là, le Général Valin remit à Josephine les insignes de la Légion d'honneur, ainsi que la Croix de Guerre avec palme.

     

     

     http://histoire-vesinet.org/jbaker-resistante.htm

     

     http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=2618

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    La seconde guerre mondiale en photos 40

    Le débarquement de Normandie

     

     

    Des parachutistes américains embarquent à bord de planeurs, en Grande-Bretagne, le 5 juin 1944

    La veille du débarquement, le maréchal Rommel avait quitté son QG pour se rendre en Allemagne. La force du vent et l’état de la mer semblaient rendre improbable un débarquement pour le moment.


    La flotte d’invasion navigue vers la Normandie, le 6 juin 1944

    Une barge de débarquement américaine se dirige vers les plages de Normandie, le 6 juin 1944

    Un obus allemand explose près d’un LST, au large d’Utah Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Le cuirassé USS Nevada tire contre les positions allemandes, au large d’Utah Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Le cuirassé USS Nevada tire contre les positions allemandes, au large d’Utah Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Vue d’Utah Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des soldats américains débarquent à Utah Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des blessés américains attendent d’être soignés à l’abri d’un mur, à Utah Beach, le 6 juin 1944

    Des soldats américains se lancent à l’attaque des défenses allemandes, à Utah Beach, le 6 juin 1944

    Des prisonniers allemands dans un enclos de barbelés, à Utah Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des soldats britanniques à Sword Beach, le 6 juin 1944

    Des soldats canadiens s’apprêtent à débarquer à Juno Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des soldats canadiens débarquent à Juno Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    A Omaha beach, les Allemands se sont livrés à un massacre de soldats américains. Cinq des seize équipes de démolition ont réussi à faire sauter les défenses de la plage, mais une seule a réussi à installer les signaux nécessaires pour guider les barges de débarquement. Sur huit compagnies d’infanterie de la première vague, une seule a débarqué au complet. Durant cette journée, seulement 43 tanks sur 96 ont atteint la plage, et seulement 6 bulldozers sur 16. 26 pièces d’artillerie, 50 barges de débarquement et 2300 tonnes de ravitaillement sur 2400 ont été coulés ou détruits par les Allemands.

    Une barge de débarquement américaine se dirige vers Omaha Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des cadavres de soldats américains à Omaha Beach, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des blessés américains attendent leur évacuation, à Collville-sur-Mer, en Normandie, le 6 juin 1944

    Les renforts continuent de se déverser sur les plages normandes, le 6 juin 1944

    Des A-20 Havoc bombardent les routes de Normandie, le 6 juin 1944

    Quand ils ont compris que le débarquement avait commencé, les Allemands ont perdu des heures précieuses en discussions. Tôt le matin du 6 juin 1944, le maréchal Rommel a été averti du débarquement de Normandie par un coup de téléphone. Il n’a pu regagner son QG que dans la soirée.

    Le général commandant l’armée du secteur où avait lieu le débarquement était également parti, pour diriger des manœuvres en Bretagne.

    L’élément le plus proche de la réserve générale était le 1er corps de Panzer SS, qui se trouvait au Nord-Ouest de Paris, mais le maréchal von Rundstedt ne pouvait pas le déplacer sans l’autorisation du QG d’Adolf Hitler. De plus, le commandant de ce corps de réserve était en Belgique. Dès 04h00, le maréchal Blumentritt a appelé le QG d’Adolf Hitler et demandé le déblocage de ce corps d’armée, pour renforcer la puissance de frappe du maréchal Rommel, qui ne disposait que d’une division Panzer près de Caen.

    Adolf Hitler n’a appris la nouvelle du débarquement de Normandie que très tard dans la matinée. Il avait l’habitude de se coucher bien après minuit. Le général Jodl, réticent à déranger la grasse matinée d’Adolf Hitler, a pris sur lui de refuser le déblocage des réserves. Même une fois réveillé, Adolf Hitler pensait que le débarquement de Normandie n’était qu’une feinte et il était sûr qu’un autre débarquement allait se déclencher à l’Est de la Seine. Cette croyance était due à la surestimation grossière faite par les services de renseignement allemands du nombre de divisions alliées encore disponibles en Angleterre. Elle devait persister durant des semaines et résultait d’une intoxication délibérée de la part des alliés. La discussion a continué jusqu’à 16h00, quand l’autorisation d’engager les Panzer SS a enfin été accordée. Adolf Hitler s’opposait catégoriquement à l’idée d’un repli allemand. Les soldats étaient censés tenir sur place. Cet ordre interdisait toute manœuvre défensive. Une fois les lignes de défense allemandes percées, les alliés allaient trouver le champ libre.

    Des soldats canadiens contemplent une maquette des défenses allemandes, à Courseulles sur Mer, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des soldats britanniques s’abritent derrière un M10 Wolverine, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des troupes britanniques traversent La Brêche, en Normandie, le 6 juin 1944

    Des troupes britanniques avancent près d’Ouistreham, en Normandie, le 6 juin 1944

    Un planeur qui s’est brisé à l’atterrissage, près de Hiesville, en Normandie, le 6 juin 1944

    Un canon automoteur américain M7 à Carentan, en juin 1944

    Tulle et Oradour-sur-Glane

    La division de Panzer SS Das Reich stationnée à Montauban, a reçu l’ordre de rejoindre le front de Normandie. En route, elle a subi quelques escarmouches avec des résistants français. Le 9 juin, à Tulle, après les avoir choisis au hasard, les SS ont pendu près de cent otages aux balcons et aux réverbères de Tulle. 321 captifs supplémentaires ont été déportés en Allemagne. Le 10 juin, le bourg d’Oradour-sur-Glane a été rayé de la carte. Les hommes ont été enfermés dans des garages et des granges, puis fusillés. Les femmes et les enfants ont été entassés dans l’église, qui a été incendiée. Les SS ont rapporté avoir tué 548 personnes à l’occasion de ces représailles.

    Les ruines d’Oradour-sur-Glane

    Des cadavres des victimes du massacre, à Oradour-sur-Glane

    Le champ de bataille de Normandie

    Le champ de bataille de Normandie était caractérisé par le bocage. Il s’agissait de haies très épaisses et très hautes entourant la plupart des prés et des champs. Ce bocage limitait énormément la visibilité des troupes au sol et les possibilités de manœuvre des blindés. Il était assez épais pour s’opposer à l’avance d’un tank. Mais les alliés ont rapidement équipé leurs tanks d’une sorte d’énorme sécateur permettant de venir à bout de cette dense végétation. On pouvait facilement se dissimuler dans le bocage et y tendre des embuscades aux troupes avançant sur les chemins. On se battait pratiquement à bout portant. Comme le ciel était saturé de chasseurs-bombardiers alliés, les unités allemandes devaient se camoufler pendant la journée et limitaient, autant que possible, leurs déplacements aux heures nocturnes. De plus, aussi longtemps que le front de Normandie est demeuré à portée des canons de marine, les alliés ont bénéficié du soutien de leur flotte, dont les principaux bâtiments tiraient des obus du plus gros calibre sur les positions allemandes.

    Après l’échec des premières contre-mesures allemandes, qui n’avaient visiblement pas réussi à empêcher les alliés de se renforcer dans la tête de pont, les maréchaux von Rundstedt et Rommel se sont rendus compte qu’ils n’avaient aucune chance de tenir une ligne aussi occidentale. Ils auraient voulu se replier derrière la Seine. En désespoir de cause, le maréchal von Rundstedt a supplié Adolf Hitler de venir en France pour un entretien. Le 17 juin 1944, en compagnie du maréchal Rommel, le maréchal von Rundstedt s’est rendu à Soisson, pour y rencontrer Adolf Hitler. Ils ont essayé de lui faire comprendre la situation. Mais Adolf Hitler a insisté pour qu’il n’y ait aucun repli. La ligne Caen-Avranches devait être tenue à tout prix. Adolf Hitler a même refusé à ses maréchaux la moindre liberté supplémentaire dans l’emploi des forces. Les troupes devaient donc continuer de s’accrocher à une ligne de défense sur le point de céder. Il n’y avait plus aucun plan. Adolf Hitler a balayé les avertissements de ses maréchaux en les assurant que la nouvelle arme V -la bombe volante- aurait bientôt un effet décisif sur le cours de la guerre. Les maréchaux ont alors demandé, avec insistance, que cette arme, si elle était si décisive, soit utilisée contre les plages de débarquement ; ou, si cela posait des problèmes techniques, contre les ports de chargement d’Angleterre méridionale. Adolf Hitler a maintenu qu’il fallait concentrer les bombardements sur Londres « afin de convertir les Anglais à la paix ».

    Une bombe volante V1

    A la fin du mois de juin 1944, les alliés avaient près d’un million de soldats et plus de 170000 véhicules en Normandie. Au cours des trois premières semaines consécutives au Jour-J, les alliés avaient perdu 60000 hommes, dont 9000 tués.

    Un M4 Sherman britannique près de St Léger, en Normandie, le 11 juin 1944

    Des soldats britanniques examinent un Panzer 4 hors de combat, en Normandie, le 11 juin 1944

    Des M4 Shermans britanniques à Bayeux, en Normandie, le 17 juin 1944

    Un canon antichar allemand, en Normandie, le 21 juin 1944

    Un Panzer 4 à Rouen, en Normandie, le 21 juin 1944

    Un Tiger camouflé à Villers-Bocage, en Normandie, en juin 1944

    Les carcasses d’un Tiger et d’un Panzer 4 à Villers-Bocage, en Normandie, en juin 1944

    Un soldat allemand armé d’une mitrailleuse MG 42, à Caen, en Normandie, en juin 1944

    Des soldats allemands armés d’une MG 42, en Normandie, en juin 1944

    Un soldat américain contemple le cadavre d’un soldat allemand, à Cherbourg, en Normandie, le 27 juin 1944

    Une colonne de prisonniers allemands escortés par des soldats américains, à Cherbourg, en Normandie, le 28 juin 1944

    Les bombes volantes n’ont pas eu l’effet escompté par Adolf Hitler, tandis que les alliés accentuaient la pression en Normandie. Un jour que le QG d’Adolf Hitler lui demandait, par téléphone : « Que faut-il faire ? », le maréchal von Rundstedt a répondu : « Mettre un terme à la guerre ! Que pouvez-vous faire d’autre ? » La solution adoptée par Adolf Hitler a été de limoger le maréchal von Rundstedt et de le remplacer par le maréchal von Kluge, qui venait du front russe.

    Des résistants capturés sont escortés par des miliciens, dans une localité française, en juillet 1944

    Le 17 juillet 1944, à proximité du village de Sainte-Foy-de-Montgomery, le maréchal Rommel a été grièvement blessé dans un accident de voiture, à la suite d’une attaque aérienne alliée sur la route qu’il empruntait.

    Opération Goodwood

    Le 18 juillet 1944, à l’Est de Caen, la 2ème armée britannique du général Dempsey a lancé l’attaque de tanks la plus massive de toute la campagne de Normandie : l’opération Goodwood. L’idée du général Dempsey était de s’emparer de tous les points de traversée de l’Orne, de Caen à Argentan, afin d’établir un barrage derrière les lignes allemandes et les prendre au piège en leur coupant la retraite. Cette offensive a été effectuée par 3 divisions blindées fortement concentrées, qui avaient été discrètement rassemblées dans la petite tête de pont sur l’Orne. Au matin du 18 juillet, après que 2000 bombardiers lourds et moyens aient lâché un immense tapis de bombes pendant deux heures sur les positions allemandes, les 3 divisions blindées britanniques sont sorties en trombe de la tête de pont. Les Allemands du secteur étaient tellement commotionnés et assourdis par le bruit des explosions que les prisonniers n’ont pas pu être interrogés avant le lendemain. Mais les défenses allemandes étaient plus profondes que prévu, car le maréchal Rommel, s’attendant à une attaque de ce genre, avait accéléré leur renforcement jusqu’à la veille de l’offensive. Les espoirs alliés du début se sont évanouis peu après le franchissement des premiers niveaux du système défensif allemand. La division blindée qui avançait en tête, au lieu de contourner les points fortifiés des villages de l’arrière, les a affrontés au milieu d’une certaine confusion. Les autres divisions ont été retardées par des embouteillages en sortant de l’étroite tête de pont. Quand elles sont arrivées sur les lieux, l’avant-garde avait déjà dû arrêter sa progression. Dès l’après-midi, on pouvait considérer que la magnifique occasion avait été manquée.

    L’attentat contre Adolf Hitler

    Le 20 juillet 1944 a eu lieu l’attentat contre Adolf Hitler, à son QG de Prusse orientale. La bombe des conspirateurs a manqué son principal objectif, mais l’« onde de choc » a eu de terribles répercussions sur la bataille du front Ouest au moment critique. Lorsque la Gestapo a mené son enquête sur la conspiration, elle a découvert des documents mentionnant le nom du maréchal von Kluge, qui s’est retrouvé gravement soupçonné, comme bien d’autres généraux. Au cours des mois suivants, la crainte a imprégné et paralysé les sphères du haut commandement allemand. 700 officiers supérieurs allaient être exécutés ou se suicider.

    Le lieu de l’attentat contre Adolf Hitler, à Rastenburg, en Allemagne, le 20 juillet 1944

    Suite dans La percée d’Avranches

     

    SOURCES

     

    BLOG - INTERET GENERAL

    http://www.interet-general.info/spip.php?article176

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires